Tragédie à Simanbossia : Une mère de famille mortellement percutée par un train alors qu’elle se rendait au chevet de son mari
Une scène dramatique s’est déroulée ce jeudi matin dans la commune de Lambanyi, précisément à Simanbossia. Une femme, Adama Djouldé Barry, mère de deux enfants, a été mortellement fauchée par un train minéralier de la société Rusal Friguia alors qu’elle tentait de traverser la voie ferrée pour rejoindre son mari hospitalisé à Kagbelen.
La victime, connue pour son dévouement familial, faisait régulièrement la navette entre Simanbossia où réside sa mère gravement malade et Kagbelen, où son époux est également hospitalisé. C’est lors de l’un de ces trajets, dans l’aube encore fraîche, qu’Adama a trouvé la mort.
Selon le témoignage poignant d’Alhassane Kourouma, responsable du secteur Total, un enfant aurait tenté d’alerter la victime à l’approche du train.
» c’est sur ce chemin-là, arrivée sur la voie ferrée ici, elle voulait traverser le train qui était le port minier pour Fria. C’est sur ce chemin que les deux sont croisés. La dame, heureusement, elle a perdu la vie. Elle n’a pas de quartier. D’après les informations familiales que nous avons reçues, elle a sa maman aussi qui est malade. Donc elle versait la navette entre sa maman malade et son mari aussi qui est malade du côté Kakbele. Donc quand elle vient, elle passe la nuit avec sa maman à Simanbossia >> confie-t-il, encore sous le choc. Alertés, les secours et les forces de l’ordre se sont rapidement rendus sur les lieux pour sécuriser la zone et procéder aux constats. Le corps a été transporté à la morgue après les formalités d’usage.
C’est grâce à son téléphone portable resté intact sur les lieux que sa famille a pu être rapidement informée. Bouleversés, les proches se sont précipités sur place pour constater le drame.
Ce tragique événement soulève de nouveau la question cruciale de la sécurité aux abords des voies ferrées, notamment dans les zones habitées.
« Il doit y avoir des sensibilisations par rapport aux dangers liés à ceux qui aiment souvent jouer ou marcher sur la voie ferrée. C’est à travers son téléphone qu’on a su informer sa famille, parce que quand elle est morte, il y avait son téléphone à côté, on a pris le téléphone pour informer sa famille. Directement, la famille est venue sur le terrain pour constater. » Souligne Alhassane Kourouma, appelant à plus de surveillance, de signalisation et de sensibilisation auprès des populations.

Ce drame met une fois encore en lumière la fragilité des dispositifs de sécurité autour des installations ferroviaires en Guinée. Alors que les trains continuent de circuler à travers des zones densément peuplées, le manque de passages sécurisés et d’efforts de prévention expose quotidiennement les citoyens à des risques mortels. Il est urgent que les autorités compétentes, en collaboration avec les opérateurs ferroviaires, prennent des mesures concrètes pour éviter que de telles tragédies ne se répètent.
Par Mimi Bangoura, pour lerenifleur224.com