Dixinn : Vers un remboursement des primes détournées des membres des bureaux de vote

À Dixinn, l’indignation des membres des bureaux de vote semble avoir porté ses fruits. Après plusieurs jours de revendications, marqués notamment par un sit-in organisé devant la mairie, le responsable communal en charge des élections s’est engagé ce jeudi 25 septembre à restituer les montants manquants sur les primes des agents électoraux ayant travaillé lors du récent référendum.

La colère est montée après la constatation d’écarts importants dans le paiement des primes par rapport à d’autres communes du pays. Selon un membre du bureau de vote interrogé par notre rédaction, les montants versés à Dixinn sont largement inférieurs à ceux perçus ailleurs.

« Il était question de revendiquer ce qu’il nous restait à avoir. On a constaté une différence dans le paiement. Il y a des communes où les présidents de bureaux ont reçu 600 000 GNF, ici c’est 250 000 GNF. Le vice-président, 200 000 contre 500 000 ailleurs. Les assesseurs ont eu 150 000, alors qu’on nous parle de 300 000 dans d’autres communes », a-t-il dénoncé.

Face à la pression, les autorités locales ont réagi. Les manifestants ont été conviés à l’école de la commune, où ils attendent désormais la restitution des sommes promises. Malgré cet engagement, le flou demeure sur l’origine exacte des détournements. Les agents pointent toutefois du doigt le directeur communal des élections, qu’ils considèrent comme principal responsable de cette situation.

« En principe, lors de la formation, on devait nous expliquer en détail ce à quoi nous avions droit. Mais rien n’a été clair. On découvre tout cela après coup. »

Si l’annonce d’un remboursement a calmé les tensions pour l’instant, les membres des bureaux de vote restent vigilants. Ils attendent de voir si les engagements pris seront effectivement respectés, dans un climat de méfiance vis-à-vis des responsables électoraux.

Cette affaire met en lumière les dysfonctionnements persistants dans la gestion des opérations électorales au niveau local, et relance le débat sur la transparence dans la distribution des fonds publics alloués aux scrutins.

 

 

Par Mimi Bangoura, pour lerenifleur224.com