Guinée : L’Agence Guinéenne d’Évaluations Environnementales fait le point sur ses activités devant les médias
À l’occasion d’une conférence de presse organisée ce vendredi 19 septembre 2025 à Conakry, l’Agence Guinéenne d’Évaluations Environnementales (AGEE) a présenté aux hommes de médias ses missions, ses défis, ainsi que le bilan et les perspectives de son action.
Dans son intervention, le directeur général de l’agence, Seydou Cissé, est revenu sur les principales activités menées par l’AGEE depuis sa prise de fonction.

« Au cours des derniers mois, l’AGEE a intensifié ses efforts pour garantir que les projets de développement en Guinée soient conformes aux normes environnementales et aux principes de durabilité. Nous avons procédé à l’évaluation environnementale stratégique et technique de plusieurs projets majeurs, notamment dans les secteurs minier, portuaire, énergétique et urbain. Parmi les projets examinés figurent plusieurs unités industrielles et carrières, dont les dossiers ont été soumis à des études d’impact environnemental et social (EIES) rigoureuses. En parallèle, nous avons renforcé notre présence régionale à travers le déploiement de nouveaux agents environnementaux dans les antennes de Conakry, Kindia, Labé, Mamou, Faranah, Kankan et N’Zérékoré. Nous avons également participé activement à des ateliers interinstitutionnels pour harmoniser les procédures d’évaluation environnementale avec les normes internationales. Ces actions traduisent notre volonté de faire de l’AGEE une institution proactive, crédible et au service de l’intérêt général », a-t-il déclaré.
Le directeur général a ensuite évoqué les principaux défis auxquels l’Agence est confrontée :
« La Guinée, comme beaucoup d’autres pays africains, fait face à une pression croissante sur ses ressources naturelles, à une urbanisation rapide et aux effets de plus en plus visibles du changement climatique. Parmi les défis les plus préoccupants, je citerai :
1. La déforestation accélérée, notamment due à la coupe abusive de bois pour le charbon, à l’agriculture sur brûlis et à l’exploitation illégale. Cette situation menace la biodiversité, accentue l’érosion des sols et fragilise les moyens de subsistance des communautés rurales.
2. La gestion insuffisante des déchets solides et liquides, en particulier dans les zones urbaines. L’absence de systèmes efficaces de collecte, de tri et de traitement des déchets constitue un risque sanitaire et environnemental majeur.
3. Les impacts du changement climatique, qui se traduisent par des inondations récurrentes, des périodes de sécheresse prolongées et une insécurité alimentaire croissante dans certaines régions.
4. Le manque de coordination interinstitutionnelle et la faible implication des collectivités locales dans la mise en œuvre des politiques environnementales. »
Enfin, Seydou Cissé a lancé un appel à la collaboration
« Face à ces défis, l’AGEE ne peut agir seule. Il est impératif de renforcer la synergie entre les institutions publiques, les collectivités locales, la société civile, le secteur privé et les partenaires techniques et financiers. »
Par Ousmane Baldé, pour lerenifleur224.com