Ansoumane Fofana tacle Cellou Dalein : « Un leader qui vit en exil n’est pas en position de donner des leçons »

À quelques jours du référendum constitutionnel prévu pour le 21 septembre 2025 en Guinée, le débat politique prend un tournant vif et tendu. L’ancien Premier ministre Cellou Dalein Diallo, leader de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG), a rompu le silence depuis son exil pour appeler ses partisans à boycotter massivement ce scrutin crucial.

Dans un message largement relayé sur les réseaux sociaux ce lundi, l’opposant historique n’a pas mâché ses mots : « Ne participez pas à une mascarade, destinée à favoriser la commission d’un parjure et à légitimer un coup d’État (…) Même si vous votez « non », votre vote sera compté comme un « oui » », a-t-il dénoncé, accusant la junte de manipulations et de dérives autoritaires.

Mais cette sortie n’a pas laissé le camp favorable au référendum indifférent. C’est Ansoumane Fofana, président du Rassemblement des Guinéens pour l’Alternance (RGA), qui est monté au créneau ce mardi 16 septembre 2025 pour répondre frontalement à Cellou Dalein Diallo. Dans une déclaration énergique au quotidienlerenifleur224.com, il a dénoncé ce qu’il qualifie de posture irresponsable d’un leader politique déconnecté du terrain.

« Un leader qui vit en exil, qui parle de loin et demande à d’autres de rester chez eux, n’est pas en position de donner des leçons », a martelé Fofana. Pour lui, l’appel à l’abstention n’est qu’un aveu d’impuissance

« Quand un chef politique critique depuis l’étranger, c’est souvent parce qu’il sait qu’il n’aurait pas la capacité de rassembler ici, sur le terrain. »

Selon le président du RGA, ce référendum dépasse les querelles de personnes

 « Voter pour cette nouvelle Constitution, ce n’est pas un cadeau fait à Mamadi Doumbouya. C’est un acte pour le bien de la nation. » Il estime que quatre années de transition sont suffisantes et qu’il est désormais temps de restaurer un ordre constitutionnel stable.

« En appelant à voter OUI, je ne défends pas un homme, je défends une sortie honorable et démocratique de la transition. Ceux qui sabotent ce processus ne proposent aucune alternative crédible. La Guinée mérite mieux que le chaos ou l’exil politique permanent. Elle mérite des institutions fortes et un avenir clair. Le 21 septembre, nous devons choisir la voie de la responsabilité. Le peuple guinéen tranchera. Et je sais qu’il choisira la stabilité. »

S’adressant directement aux citoyens, Fofana a lancé un appel solennel à la mobilisation, fustigeant les tentatives de division venues de l’étranger

« Ne vous laissez pas manipuler (…). La Guinée est plus grande que les ambitions d’un homme. La Guinée est plus grande que la peur d’un exilé. »

 

 

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