Crise de liquidité : Diabaty Doré pointe du doigt la Banque centrale « les banques primaires ne peuvent pas travailler sans elle. »

Depuis quelques mois, la Guinée est confrontée à une crise de liquidité qui touche la plupart des banques primaires. Cette situation met en difficulté les commerçants et les épargnants, incapables de disposer librement de leurs fonds.

Lors d’une conférence de presse tenue ce vendredi 22 août 2025 à Conakry, le président du parti Rassemblement pour la République (RPR), Diabaty Doré, a vivement critiqué la Banque centrale, qu’il considère comme principale responsable de cette crise.

« Tout ce que nous traversons aujourd’hui, je dis haut et fort, la faute c’est la Banque centrale, parce que les banques primaires ne peuvent pas travailler sans elle. Et si les caveaux de la Banque centrale sont vidés, qu’est-ce que vous voulez ? Attendons de voir, comme on nous a annoncé qu’à la fin août, l’argent va commencer à circuler. Mais quand cela arrivera, ils vont encore injecter un nouveau billet. Croyez-moi, il y aura de l’inflation, et quand il y aura l’inflation, les prix vont monter », a-t-il déclaré.

Pour lui, il est impératif de placer « la bonne personne à la bonne place » afin de gérer la situation

« Aujourd’hui, nous avons de sérieux problèmes par rapport à la Banque centrale. La faute, ce n’est pas aux banques primaires, ni aux commerçants. Les citoyens ont raison de garder leur argent à la maison, car ils ne peuvent pas accéder à leurs fonds au moment opportun. Mais ce n’est pas bon pour l’économie nationale », a-t-il insisté.

Par ailleurs, Diabaty Doré estime que cette crise est la conséquence d’un excès de dépenses budgétaires

« Quand le budget est voté à l’Assemblée ou au CNT, il faut en respecter les limites. L’excès de dépenses est la principale cause de la crise actuelle. Et tant que cela persistera, les crises de liquidité se répéteront », a-t-il conclu.

La sortie de Diabaty Doré met une nouvelle fois en lumière la fragilité du système financier guinéen et la nécessité de réformes profondes au sein de la Banque centrale. Entre perte de confiance des citoyens, tensions inflationnistes et difficultés des banques primaires, la résolution de cette crise apparaît comme un enjeu majeur pour la stabilité économique du pays.

 

 

Par Ousmane Baldé, pour lerenifleur224.com