Labé : Le Syndicat du bois dénonce la pression fiscale et réclame la valorisation de la main-d’œuvre locale
Réuni en plénière ce mercredi 13 août 2025, le Syndicat régional des utilisateurs du bois de Labé a exprimé son mécontentement face aux montants d’impôts exigés cette année.
Selon ses membres, le contexte économique difficile ne leur permet pas de s’acquitter sereinement de ces obligations fiscales, et l’État ne leur vient pas suffisamment en aide.
Souleymane, secrétaire général du syndicat, a confié

« Les utilisateurs du bois nous ont fait part de leurs inquiétudes concernant les impôts. Nous avons donc rencontré les responsables du service fiscal de Labé pour discuter de cette situation. Tout le monde sait que les conditions sont actuellement très dures, surtout pour les travailleurs du secteur informel. Cette année, le montant de l’impôt varie entre 200 000 et 300 000 francs guinéens. Nous voulons que l’État nous accompagne, car même sur les chantiers publics à Labé, on préfère faire appel à des travailleurs venus d’ailleurs, alors que nous sommes disponibles mais ignorés. »
Il poursuit :
« Nous sommes prêts à payer l’impôt, mais encore faut-il que nous ayons du travail. Or, même lorsque des opportunités se présentent, on privilégie des expatriés au détriment de la main-d’œuvre locale. Comment payer l’impôt si nous ne travaillons pas ? Heureusement, nos échanges avec les services fiscaux se sont bien passés. Nous souhaitons désormais collaborer dans un esprit de solidarité et de compréhension. »
Le secrétaire général précise aussi que le bureau syndical a été récemment renouvelé, avec pour ambition de faire entendre la voix des travailleurs locaux :
« Nous voulons que les utilisateurs du bois puissent eux aussi accéder aux marchés publics, plutôt que de voir systématiquement des étrangers effectuer les travaux que nous pouvons parfaitement réaliser. La main-d’œuvre locale mérite d’être valorisée. »
Dans une région où le secteur informel représente une part importante de l’économie, la pression fiscale sans accompagnement adéquat risque de fragiliser davantage les travailleurs. Le syndicat du bois de Labé appelle donc à une réforme juste et équitable, qui tienne compte des réalités locales et favorise l’emploi des compétences nationales.
Par Thierno Chérif Souaré, depuis Labé pour lerenifleur224.com