Manifestations annoncées par les FVG : le RGA d’Ansoumane Fofana mise sur la concertation plutôt que la confrontation
À l’annonce par les Forces Vives de Guinée (FVG) d’une série de manifestations prévues à partir du 5 septembre 2025 date marquant le quatrième anniversaire de la prise du pouvoir par le CNRD pour dénoncer ce qu’elles qualifient de « parjure » et de « confiscation du pouvoir » de la part du président de la transition, le général Mamadi Doumbouya, le président du parti Rassemblement des Guinéens pour l’Alternance (RGA), Ansoumane Fofana, a réagi avec fermeté mais aussi avec un appel à l’apaisement.
Interrogé sur ce diagnostic sévère, M. Fofana s’est montré critique
« Non. Ces mots forts sont souvent utilisés par ceux qui n’ont pas accepté leur insignifiance dans le débat national. Accuser, c’est facile, mais depuis le début, nous, classe politique, réclamons le retour à l’ordre constitutionnel, et l’occasion s’est présentée : profitons-en pour nous retrouver autour de la table. »
Sur la possibilité que les manifestations annoncées puissent infléchir la position de la junte, le leader du RGA reste sceptique :
« Si c’est pour convaincre par le vacarme, alors non. La Guinée a besoin de calme et de dialogue. Pourquoi ne pas profiter de cette transition pour nous retrouver autour de la table ? »
Pour sortir de l’impasse, il propose un cap clair
« Aux Forces Vives, je dis : revenez à la table des discussions, apportez des propositions écrites, et cessez de prendre la population en otage. »
Aux Guinéens, il lance un message d’unité et de vigilance
« Restons vigilants et unis. Ne laissons pas la colère fabriquée par certains troubler notre marche vers le progrès. »
Pour Ansoumane Fofana, l’alternative est claire : le dialogue, et non la rue, demeure la voie « adulte et responsable » pour parvenir à un retour apaisé à l’ordre constitutionnel.
À quelques semaines du 5 septembre, date hautement symbolique, la position du RGA est limpide : privilégier le consensus politique et le dialogue inclusif pour éviter à la Guinée de s’enliser dans un cycle de tensions. Reste à savoir si les Forces Vives et la junte répondront à cet appel à la concertation.
Par Rama Fils, pour lerenifleur224.com