Manifestations annoncées des FVG : RGA refuse de « mettre en péril la stabilité du pays » et prône la discussion

Alors que les Forces Vives de Guinée (FVG) ont annoncé une série de manifestations nationales et internationales pour le 5 septembre 2025, marquant le quatrième anniversaire de la prise de pouvoir par le CNRD, la réaction d’une partie de la classe politique ne s’est pas fait attendre. Ansoumane Fofana, président du parti Rassemblement des Guinéens pour l’Alternance (RGA), a clairement exprimé ses réserves face à cette initiative.

Dans un communiqué publié dimanche 10 août, les FVG ont invité leurs partisans à descendre dans la rue pour dénoncer ce qu’ils qualifient de « parjure et de confiscation du pouvoir par la junte ». Cependant, cette approche est loin de faire l’unanimité.

Interrogé ce lundi 12 août sur l’annonce, Ansoumane Fofana a livré une analyse tranchée

« Je constate que certaines forces politiques, faute de projet concret et d’alternative crédible, ne trouvent plus que la rue comme programme politique. Cela ressemble plus à un rituel d’anniversaire de défaite qu’à une démarche constructive. »

Le président du RGA a également souligné une contradiction majeure, selon lui, dans la démarche des FVG.

« Depuis le début, nous, classe politique, réclamons le retour à l’ordre constitutionnel, et l’occasion s’est présentée : pourquoi ne pas profiter de cette transition pour nous retrouver autour de la table ? », a-t-il déclaré, favorisant le dialogue plutôt que la confrontation.

Face à l’initiative des FVG, le RGA a pris ses distances.

« Le RGA ne soutient pas les initiatives qui mettent en péril la stabilité du pays. Nous préférons bâtir que casser, discuter que crier », a précisé M. Fofana, réitérant son appel au dialogue.

Le président du RGA s’est également montré sceptique quant aux garanties de nature pacifique des manifestations, tout en mettant la responsabilité sur les épaules des organisateurs.

 « La première garantie serait que l’opposition elle-même respecte les lois et l’ordre public. Cela éviterait bien des tensions », a-t-il averti.

Concernant un risque de confrontation avec les forces de l’ordre, Ansoumane Fofana a mis en garde contre d’éventuels débordements, déclarant que le risque n’existe que si

« certains transforment la “manifestation pacifique” en “carnaval de casseurs” ». Il a conclu en insistant sur le fait que la solution réside toujours dans le dialogue pour un retour à l’ordre constitutionnel.

 

 

Par Rama Fils, pour lerenifleur224.com