Hommage à Ibrahima Kalil Keira : « Il laisse derrière lui des enfants trop jeunes… et un pays tout entier qui pleure un talent devenu trop vite un souvenir » (Rose Pola Pricemou)
À la suite des inondations meurtrières survenues dans la nuit du mardi 30 au mercredi 31 juillet à Conakry, un hommage émouvant a été rendu ce vendredi 1er août 2025 à Ibrahima Kalil Keira, Directeur Général Adjoint de l’Agence Nationale de la Sécurité des Systèmes d’Information (ANSSI), emporté par les eaux. Le bilan de cette tragédie fait état de 15 morts, 3 personnes portées disparues et d’importants dégâts matériels.

Le symposium en mémoire du défunt s’est tenu au siège de l’ARPT en présence de membres du gouvernement, de collaborateurs, d’amis et de membres de la famille. Tous sont venus saluer la mémoire d’un homme unanimement reconnu pour son professionnalisme, sa compétence et son engagement pour le développement numérique de la Guinée.
La ministre des Postes, des Télécommunications et de l’Économie numérique, Rose Pola Pricemou, a livré un témoignage particulièrement poignant.

« Je prends la parole aujourd’hui pour rendre hommage à un homme d’exception, un collègue, un frère, un patriote, un pilier de notre écosystème numérique, fauché bien trop tôt, brutalement, par les intempéries qui ont endeuillé notre capitale. Ibrahima Kalil Keira était un cadre brillant, un esprit vif, une âme profondément humaine. Il avait fait le choix, rare et noble, de quitter le confort d’une vie en France pour revenir servir son pays », a-t-elle déclaré avec émotion.
Poursuivant son hommage, la ministre a évoqué la douleur laissée par ce départ brutal :
« Il laisse derrière lui des enfants trop jeunes, une épouse, une mère meurtrie aux États-Unis, des collègues effondrés… et un pays tout entier qui pleure un talent devenu trop vite un souvenir. Mais ce souvenir, nous ne le laisserons pas s’effacer. Il vivra dans les projets qu’il a lancés, dans les jeunes qu’il a formés, dans les combats que nous poursuivons. Il vivra dans cette Semaine du numérique 2025 qu’il préparait avec tant d’enthousiasme et qu’il ne verra malheureusemen pas. Comme il l’écrivait en janvier dernier :
« Peut-être que tu n’existeras pas dans le futur pour lequel tu te stresses. » Mais nous, nous y penserons pour deux et nous t’y honorerons comme il se doit peut-être à travers un prix qui portera ton nom. Ton nom restera gravé dans notre histoire, et ton sourire, lui, ne s’éteindra jamais. Que Dieu t’accueille dans Sa lumière et te récompense pour tout ce que tu as donné à ton pays. »

Une prière funèbre est prévue à la mosquée de Nongo, avant l’inhumation d’Ibrahima Kalil Keira au cimetière de Contéyah.
Par Ousmane Baldé, pour lerenifleur224.com