La délégation spéciale de la commune urbaine de Mamou a procédé, ce mercredi 9 juillet 2025, à la suspension du bureau du conseil de quartier Madina-Mosquée. Les autorités communales invoquent un dysfonctionnement notoire ayant conduit à cette décision, prise au cours d’une réunion avec les habitants du quartier.
Parmi les manquements reprochés au bureau figurent la non-tenue des réunions statutaires, l’absence de comptes-rendus, des conflits internes récurrents, et le non-respect des dispositions des textes réglementaires.
Selon Sidi Diallo, vice-président de la délégation spéciale de Mamou, cette mesure drastique intervient après plusieurs tentatives de médiation infructueuses.
« Compte tenu des dysfonctionnements, des malentendus, de la violation des textes en vigueur, et des médiations sans succès malgré l’implication des sages du quartier, et surtout que l’affaire s’est retrouvée au niveau de la région et de la gendarmerie, le président de la délégation spéciale de Mamou a pris la décision de suspendre pour le moment le bureau du conseil de quartier Madina-Mosquée », a-t-il expliqué.
Afin d’éviter un vide administratif, une commission ad hoc de trois membres a été mise en place pour une durée de deux semaines. Cette commission, choisie en concertation avec les notables du quartier, aura pour mission de permettre au bureau de trouver un terrain d’entente et de rétablir son fonctionnement.
Cette suspension du bureau du conseil de quartier Madina-Mosquée souligne l’importance pour les structures de gestion locales de respecter scrupuleusement les règles et de garantir une bonne gouvernance. Au-delà des conflits internes, c’est la capacité même du quartier à s’organiser et à progresser qui est en jeu. La mise en place de la commission ad hoc offre une opportunité de réconciliation et de restructuration, essentielle pour restaurer la confiance des habitants et assurer un fonctionnement harmonieux et efficace du conseil de quartier à l’avenir. La situation à Madina-Mosquée pourrait servir de précédent pour d’autres quartiers, rappelant la nécessité d’une gestion transparente et responsable au sein des collectivités locales.
Par Alpha KEITA pour lerenifleur224.com