Présidentielles : Et si Mamadi Doumbouya se présentait ? Ousmane Gaoual brise le silence sur France24

Alors que la Guinée se prépare à tourner la page de la transition militaire et à renouer avec l’ordre constitutionnel, une question brûlante continue d’alimenter les débats : le Général Mamadi Doumbouya, actuel président de la transition, sera-t-il candidat à la prochaine élection présidentielle ? Si la Charte de la transition stipule que le chef de l’État transitoire ne devrait pas se présenter, cette disposition semble de plus en plus sujette à interprétation.

Invité sur le plateau de France 24, le ministre des Transports et porte-parole du gouvernement, Ousmane Gaoual Diallo, n’a pas caché sa position sur le sujet. Sans confirmer une candidature, il a clairement affiché sa préférence en faveur d’une entrée en lice du chef de la junte.

« Au final, la réponse lui reviendra. C’est lui qui décidera », a-t-il affirmé. « Mais compte tenu du dynamisme qu’il a insufflé à notre pays, des actions de développement engagées, des actes concrets que les Guinéens observent au quotidien, nombreux sont ceux qui souhaitent que le travail amorcé soit poursuivi et amplifié. »

Pour Ousmane Gaoual Diallo, le Général Doumbouya incarne un espoir nouveau. Il souligne que, selon lui, le chef du CNRD a permis de réduire certains clivages dans la société guinéenne, tout en s’attaquant aux problèmes endémiques comme la corruption.

« S’il écoutait la volonté populaire, qui ne cesse de croître, oui, le président Mamadi Doumbouya devrait être un candidat soutenu », a-t-il insisté.

« Car il incarne une espérance qui dépasse les clivages traditionnels et s’attaque aux dysfonctionnements profonds de notre système. »

Cette déclaration, qui intervient dans un contexte de transition délicate, relance le débat sur la possible révision ou contournement de la Charte de la transition. Si Mamadi Doumbouya reste encore silencieux sur ses intentions, les propos d’Ousmane Gaoual Diallo laissent entrevoir un scénario où la pression populaire réelle ou mise en avant par ses soutiens pourrait servir de levier pour justifier une candidature.

Le dernier mot reviendra au principal concerné. Mais déjà, la scène politique guinéenne s’agite à l’idée d’un prolongement de la parenthèse militaire sous la bannière électorale.

 

Le Renifleur