Dernière minute / Verdict de la CRIEF : Ousmane Kaba et coaccusés blanchis, l’affaire jugée irrecevable

La Cour de Répression des Infractions Économiques et Financières (CRIEF) a rendu ce lundi 16 juin 2025 un verdict très attendu dans le dossier impliquant l’ancien ministre et homme politique Dr Ousmane Kaba et plusieurs autres prévenus. La juridiction, statuant en matière correctionnelle et en premier ressort, a prononcé un non-lieu en faveur de l’ensemble des mis en cause.

Dr Ousmane Kaba, Mansa Moussa Sidibé, Boubacar Barri, ainsi que Moussa Kondé alias « Tata Vieux » et la société China National Fishery Corporation, étaient poursuivis pour faux et usage de faux en écriture publique et abus de confiance. Après délibération, la Cour a estimé que les faits reprochés ne sont pas établis à leur encontre.

Dans sa décision, la CRIEF a également jugé irrecevable l’action publique intentée par la société « Banquina à Pêche », au motif que celle-ci n’était pas immatriculée au registre du commerce et du crédit mobilier. Par conséquent, la Cour a rejeté la plainte au fond, ordonné la fin des poursuites contre les prévenus et condamné la société plaignante aux frais de procédure, conformément aux dispositions pertinentes du Code pénal, du Code de procédure pénale, ainsi que de l’Acte uniforme de l’OHADA.

Réagissant à chaud, Dr Ousmane Kaba a salué la décision de justice :

« Le dossier a été renvoyé parce qu’il était vide. C’est une grande victoire. Je remercie les avocats qui ont dit le droit, et je remercie aussi la Cour pour avoir dit le droit. Cette affaire n’en était pas une. Il ne s’agissait ni de détournement de fonds publics, ni de fonds privés. C’était simplement des frondeurs de licence qui se sont réveillés pour contester un accord intergouvernemental avec la République de Chine, destiné à verser des fonds au Trésor public. C’est comme si un voleur potentiel se plaignait qu’on l’a empêché de commettre un vol. Cela n’avait absolument aucun sens. »

Ce verdict met ainsi un terme à une procédure très médiatisée, dont les implications politiques et économiques avaient suscité de nombreux commentaires au sein de l’opinion publique guinéenne.

 

Par Mimi Bangoura, pour lerenifleur224.com