Tabaski 2025 : Les prix du bétail s’envolent à Mamou, les acheteurs désespèrent

À moins de 48 heures de la fête de Tabaski 2025, les prix du bétail ont connu une flambée spectaculaire dans la commune urbaine de Mamou. Un bélier se négocie actuellement entre 1 800 000 et 3 000 000 de francs guinéens. Si les vendeurs se pressent pour écouler leurs animaux, les clients, eux, se font rares, dissuadés par des tarifs jugés excessifs.

 

 

À Mamou, nombreux sont les fidèles musulmans qui peinent à se procurer un mouton à l’approche de l’Aïd El-Kébir. Dans les parcs à bétail, les prix sont en constante hausse. Elhadj Ismaël Tall, rencontré sur place, raconte sa mésaventure

« Je viens d’arriver au parc, mais ce que je vois est inexplicable. Comparé à l’année dernière, cette année, le prix du bélier est trop cher. J’ai 1 million, mais je n’ai rien pu acheter. Tous les béliers que j’ai demandés coûtent entre 1 800 000 et 3 millions. Je vais rentrer chez moi, car je n’ai pas les moyens », déplore-t-il.

Du côté des vendeurs, on pointe du doigt la hausse des prix sur les marchés d’approvisionnement. Mamoudou Barry, commerçant, se défend

« Les prix varient. Il y a des moutons qu’on vend à 1 800 000, 2 millions, 2,5 jusqu’à 3 millions. Mais nous aussi, on les achète cher dans les marchés hebdomadaires. Ce n’est pas nous qui fixons les prix », explique-t-il.

 

 

Comme chaque année, à l’approche de la Tabaski, les prix du bétail grimpent à Mamou, au grand désarroi des acheteurs, qui redoutent de ne pas pouvoir accomplir le sacrifice rituel.

 

Depuis la ville-carrefour, Alpha KEITA pour lerenifleur224.com