CNT / la ministre Fatima Camara plaide pour une réforme historique de la pêche : “Nous devons protéger un don de Dieu” 

Ce 30 mai 2025, la ministre de la Pêche et de l’Économie Maritime, Fatima Camara, s’est exprimée devant les conseillers nationaux au cours d’une plénière décisive, consacrée à la présentation et à la défense du projet de révision du Code de la Pêche Maritime. Dans un discours dense, ferme et porteur d’ambitions, la ministre a dressé un état des lieux sans concession du secteur halieutique tout en exposant les grandes innovations juridiques que porte cette réforme.

 

 

Avec ses 320 kilomètres de côtes et une zone économique exclusive généreusement poissonneuse, la Guinée dispose d’un potentiel halieutique immense. Chaque année, ce sont plus de 330 000 tonnes de produits de la mer qui sont extraites, assurant 40 % de l’apport en protéines animales des ménages guinéens et faisant vivre près de 400 000 personnes. Pourtant, ce secteur vital est en péril. La pêche illicite, la pression croissante sur les ressources, le déséquilibre entre navires nationaux et étrangers, et les conflits d’usage menacent la durabilité des écosystèmes marins et la souveraineté alimentaire du pays.

 

 

Face à ces défis, le gouvernement guinéen, sous l’impulsion du Président de la République, le Général Mamadi Doumbouya, et du Premier ministre Amadou Oury Bah, propose un nouveau Code de la Pêche Maritime, moderne, rigoureux et aligné sur les standards internationaux. Fatima Camara a mis en avant plusieurs réformes majeures : instauration d’un régime d’autorisations numérisé via un guichet unique, traçabilité complète des captures, renforcement des capacités de surveillance et de contrôle, sanctions sévères contre la pêche illégale, et reconnaissance légale de la pêche artisanale avec zones protégées dédiées.

 

 

Le nouveau cadre législatif ambitionne aussi d’améliorer les conditions de vie et de travail des communautés côtières, de soutenir les femmes transformatrices de produits halieutiques et de renforcer la compétitivité des opérateurs guinéens sur les marchés internationaux. La réforme s’appuie sur une large concertation nationale, avec la participation active des acteurs du terrain, des pêcheurs aux ONG en passant par les partenaires techniques et financiers.

Ce nouveau Code s’inscrit dans une vision plus large de développement durable : accroître la production locale, préserver les ressources pour les générations futures, garantir des produits de qualité, et créer un cadre favorable aux investissements privés. Des infrastructures modernes ont déjà vu le jour, notamment à Kamsar, Kankan et Nzérékoré, pour soutenir cette dynamique.

En défendant ce texte devant le Conseil National de la Transition, Fatima Camara n’a pas seulement présenté une réforme : elle a lancé un appel au sursaut collectif. À travers ce nouveau Code, c’est un pacte renouvelé entre la Guinée et son océan qui se dessine. La ministre a exhorté les conseillers à voter ce projet de loi « historique », gage de justice sociale, de souveraineté nationale et de prospérité partagée. Le regard tourné vers l’avenir, le pays s’apprête à entrer dans une nouvelle ère pour la pêche : plus durable, plus équitable, et résolument guinéenne.

 

 

Lerenifleur224.com