Autrefois considéré comme un parti porteur d’espoir pour la conquête du pouvoir à travers les urnes, l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG) traverse aujourd’hui une crise sociopolitique majeure.
Certains anciens cadres du parti se disent trahis par la direction actuelle dirigée par Mamadou Cellou Dalein Diallo. Parmi eux, Mohamed Traoré, ancien fédéral de l’UFDG dans la commune de Kaloum, limogé après plusieurs années de militantisme, sans avoir été informé des raisons de son éviction.
Il revient sur son engagement sans faille au sein du parti :
> « Je suis rentré à l’UFDG en 2009. À cette époque, Kaloum n’avait qu’une seule section. Dès mon arrivée, je me suis battu pour implanter le parti, même dans les îles de Loos, où l’on traversait souvent la nuit pour rencontrer les populations. Il y a eu des sacrifices énormes que nous avons consentis pour faire exister ce parti sur le terrain. »
L’ancien responsable local se dit déçu de l’évolution actuelle du parti à Kaloum
« Ce n’est pas que je suis contre l’UFDG, mais depuis mon départ, le parti n’existe pratiquement plus dans la commune. C’est une réalité que personne ne peut nier. »
Selon lui, la responsabilité incombe au président Cellou Dalein Diallo, qu’il accuse de passivité
« Le vrai problème, c’est Cellou. Il ne prend pas ses responsabilités. Il laisse des gens venir raconter n’importe quoi autour de lui. Aujourd’hui, à Kaloum, il n’y a plus d’élan militant. »
Déplorant les exclusions sans fondement légal au sein du parti, Mohamed Traoré se revendique désormais membre du Mouvement des Réformateurs de l’UFDG
« J’ai beaucoup sacrifié pour ce parti. J’ai perdu deux voitures à cause de l’UFDG, et cela n’a jamais été reconnu. Je n’ai jamais demandé de compensation financière, mais un minimum de reconnaissance aurait été juste. Même mon exclusion n’a rien à voir avec une affaire politique, c’était personnel. »
Il faut rappeler que l’UFDG a convoqué l’ensemble de ses militants et sympathisants à un congrès extraordinaire prévu le 6 juin prochain, une occasion attendue pour redéfinir l’avenir de la formation politique
Par Morikè, pour Lerenifleur224.com