La Direction Générale du Centre de Formation et de Perfectionnement Technique de l’Information et de la Communication (CFPTIC) a lancé, ce lundi 27 mai 2025 à Conakry, un atelier de renforcement des capacités à l’intention des journalistes des médias publics et privés. Objectif : mieux préparer les professionnels de l’information à couvrir les prochaines échéances électorales en Guinée, notamment le référendum prévu pour le 21 septembre.

La cérémonie d’ouverture a réuni des figures majeures du secteur, dont le président de la Haute Autorité de la Communication (HAC), Boubacar Yacine Diallo, le représentant du ministre de l’Information et de la Communication, ainsi que de nombreux cadres du département.
Les thématiques abordées durant cet atelier de trois jours sont vastes et cruciales : l’environnement électoral guinéen, les techniques de couverture des élections, le rôle et la responsabilité des journalistes, ainsi que les mécanismes de fact-checking.
Dans son discours d’ouverture, Abdoulaye Djibril Diallo, directeur général du CFPTIC, a rappelé l’importance de cet atelier dans un contexte électoral sensible

« Cette année est une année électorale. Il ne saurait y avoir d’élections crédibles sans une presse bien formée, outillée et consciente de ses responsabilités. Nous voulons vous permettre de mieux comprendre la législation électorale, les types de reportages appropriés et les rôles des différents acteurs dans le processus démocratique (…) C’est autant de rendez-vous importants qui interpellent les acteurs de l’information et de la communication que nous sommes. Le ministère de l’Information et de la Communication, chargé de la mise en œuvre de la politique du gouvernement en matière de communication, ne pouvait pas être en marge de ces grands rendez-vous. », a-t-il affirmé.
Sékou Yaradounou, conseiller juridique du ministère de l’Information et de la Communication, représentant le ministre Fana Soumah, a insisté sur l’importance de la qualité de l’information en période électorale

« Une information bien véhiculée participe à la stabilité sociale et politique. À l’inverse, une mauvaise communication peut engendrer des tensions. D’où la nécessité de former les journalistes en amont. (…) Donc, j’ose croire que ces trois jours d’échange permettront à chacun de vous, alors, d’acquérir tous les éléments nécessaires afin que cela soit retransmis au niveau des citoyens, et que cela va participer, alors, à une éducation citoyenne et à l’éleveur des élections à peser. Et donc, au nom de l’éducation, de l’information et de la communication »
De son côté, Boubacar Yacine Diallo, président de la HAC, a souligné la responsabilité particulière de la presse en période électorale

« C’est un honneur pour la Haute Autorité de la Communauté d’être associé à cet atelier de formation sur la couverture médiatique d’une élection, nous acheminons vers un référendum fixé par décret du président de la République et nous connaissons tous la date, ce sera le 21 septembre 2025. Il n’y a pas d’élection sans presse. Mais il faut une presse responsable. Ce type de formation est essentiel pour garantir une couverture éthique et équilibrée, surtout dans des périodes de forte tension politique. »

À l’approche d’un référendum décisif et d’autres scrutins à venir, cet atelier apparaît comme une étape clé pour doter les journalistes guinéens des outils nécessaires à une couverture électorale professionnelle, impartiale et citoyenne. Une presse bien formée, c’est une démocratie mieux protégée.
Par Rama Fils, pour lerenifleur224.com