Dr Dansa Kourouma : « L’Afrique doit redéfinir sa démocratie en s’appuyant sur ses propres valeurs »

En ce 25 mai 2025, l’Afrique célèbre sa Journée, dans un contexte de profonde mutation géopolitique et de réflexion continentale sur son avenir. À cette occasion, Dr Dansa Kourouma, président du Conseil national de la Transition (CNT) en Guinée, a livré un message à forte résonance historique et politique. Il appelle les Africains à renouer avec l’héritage des pères fondateurs de l’unité africaine tout en forgeant une voie propre, adaptée aux réalités du continent.

Dans son message posté sur son compte Facebook, Dr Kourouma a rendu un vibrant hommage aux figures emblématiques du panafricanisme comme Ahmed Sékou Touré, Kwame Nkrumah, Julius Nyerere ou encore Modibo Keïta, qui ont œuvré à la naissance de l’Organisation de l’unité africaine (OUA), aujourd’hui Union africaine (UA). Pour lui, leur combat n’était pas seulement politique

 

 

« Ils ont défendu une Afrique digne, solidaire et libre de définir elle-même les contours de son avenir. »

 

Ce devoir de mémoire est pour le président du CNT une invitation à repenser la gouvernance africaine. Il estime que le modèle démocratique importé d’ailleurs, bien qu’ancré dans des principes universels, nécessite une réappropriation. Il plaide pour une démocratie enracinée dans les réalités socioculturelles africaines : dialogue communautaire, légitimité sociale et souveraineté populaire.

« L’Afrique doit redéfinir sa démocratie en s’appuyant sur ses propres valeurs », a-t-il martelé.

Un autre point fort de son discours porte sur l’autonomie financière de l’Union africaine. Dr Dansa Kourouma dénonce la dépendance extérieure de l’organisation continentale, qu’il considère comme un frein à l’expression pleine et entière de la souveraineté africaine. Selon lui, l’autofinancement, la solidarité interétatique et la valorisation des ressources internes sont indispensables pour renforcer l’efficacité et la crédibilité de l’UA.

Enfin, le président du CNT a salué la Déclaration de Libreville, issue de la Conférence des Présidents de Parlement sur les transitions politiques, comme un exemple concret de coopération intra-africaine pour bâtir des États démocratiques, stables et respectueux des droits humains.

En célébrant la Journée de l’Afrique, Dr Dansa Kourouma nous rappelle qu’il ne s’agit pas seulement d’un hommage au passé, mais d’un engagement pour l’avenir. Un avenir où l’Afrique, forte de ses valeurs et de ses ressources, sera enfin maîtresse de son destin.

 

 

Par Rama Fils, pour lerenifleur224.com