Lors d’une conférence de presse organisée ce jeudi 22 mai 2025 au siège du porte-parolat à Kaloum, le gouvernement guinéen s’est exprimé en détail sur une décision majeure : le retrait des permis miniers à près de 150 entreprises opérant sur le territoire national. Cette mesure, perçue comme controversée, vise selon les autorités à assainir le secteur minier et à garantir une exploitation conforme aux intérêts du pays.
Deux figures importantes du gouvernement ont pris la parole pour éclairer l’opinion publique sur les motivations de cette décision. Il s’agit d’Ousmane Gaoual Diallo, ministre des Transports et porte-parole du gouvernement, ainsi que du Général Amara Camara, ministre Secrétaire général de la Présidence. Tous deux ont affirmé que le retrait des permis s’inscrit dans une démarche de transparence, de régulation et de lutte contre les pratiques irrégulières dans le secteur minier.
Le gouvernement n’a pas éludé les conséquences sociales de cette décision, notamment la perte potentielle d’emplois pour de nombreux travailleurs. Des groupes de travail ont été mis en place pour réfléchir à des solutions de reconversion ou de réaffectation professionnelle. Toutefois, aucune mesure concrète n’a encore été annoncée à court terme.
Concernant les recours possibles, le porte-parole du gouvernement a tenu à rappeler que les entreprises concernées peuvent saisir la justice pour contester la décision. « La plainte est un droit », a déclaré Ousmane Gaoual Diallo, soulignant par la même occasion l’engagement de l’État à respecter l’état de droit et les principes démocratiques.
Face aux accusations de complicités internes et de dysfonctionnements administratifs, le gouvernement a également annoncé l’ouverture d’enquêtes internes. Le Général Amara Camara a assuré que les fonctionnaires qui seraient reconnus coupables de fautes ou de négligences seront sanctionnés conformément à la loi.
Reste à savoir si les promesses de justice et de redéploiement seront tenues dans les semaines et mois à venir.
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