Recensement : L’UCG tire la sonnette d’alarme et demande un sursis face au chaos de l’enrôlement

L’Union des Consommateurs de Guinée (UCG) monte au créneau face aux sérieuses difficultés entravant le bon déroulement du Programme National de Recensement Administratif à Vocation d’État Civil. Constatant une multitude d’obstacles sur le terrain, l’organisation de défense des consommateurs exhorte le département de l’administration du territoire et de la décentralisation à envisager une prorogation urgente du délai d’enrôlement, condition sine qua non pour le succès de cette opération cruciale pour l’avenir du pays.

Le constat dressé par Ousmane Keïta est alarmant. L’insuffisance criante du nombre de centres d’enrôlement paralyse le processus. À titre d’exemple frappant, l’UCG rapporte le témoignage d’un habitant de Tombolia, contraint d’attendre six heures pour s’inscrire après s’être levé à l’aube. Une situation intenable pour les actifs, cadres du privé ou fonctionnaires, qui ne peuvent se permettre de telles pertes de temps durant leurs journées de travail.

L’engorgement des centres est d’autant plus problématique que la disponibilité des kits d’enrôlement s’avère également insuffisante, alimentant les retards et la frustration des citoyens. De plus, le manque de formation adéquate de certains agents chargés de la saisie des informations compromet la fiabilité et la rapidité du processus.

 

Ci dessous la réaction de Ousmane Keïta, président de UCG

 

Prorogation du délai d’enrôlement demandée par l’UCG

L’Union des Consommateurs de Guinée (UCG) a récemment exprimé sa préoccupation concernant les difficultés rencontrées par les populations lors du processus d’enrôlement dans le cadre du Programme National de Recensement Administratif à Vocation d’État Civil. En raison des multiples obstacles identifiés sur le terrain, l’UCG propose au département de l’administration du territoire et de la décentralisation d’examiner la possibilité de proroger le délai d’enrôlement afin d’assurer le succès de cette opération cruciale.

L’une des difficultés réside dans le nombre de centres d’enrôlement, qui est extrêmement limité par rapport aux besoins de la cause.

Par exemple, un fonctionnaire ou un cadre du secteur privé ne peut se permettre de passer plus de trois heures d’attente devant un centre d’enrôlement pendant les jours ouvrables. Cette situation est d’ailleurs illustrée par le témoignage d’un consommateur de Tombolia, qui a relaté qu’en se réveillant à 6 heures du matin, il ne pouvait être enrôlé qu’à 12 heures, en raison de l’engorgement.

Ensuite, il y a le fait que la disponibilité des kits d’enrôlement au niveau des centres est également insuffisante, ce qui contribue aux retards dans le processus.

Le manque de formation adéquate de certains agents en charge de l’enrôlement les empêche de saisir les informations correctement et à temps.

Enfin, les témoignages de consommateurs révèlent également des cas de corruption dans certains centres. Un consommateur a signalé qu’en Guinée Forestière, l’enrôlement est payant, ce qui accentue les inégalités d’accès aux services.

Le Programme National de Recensement Administratif à Vocation d’État Civil est fondamental pour faciliter l’accès des consommateurs aux services sociaux de base, entre autres.

Nous le savons, un enrôlement efficace est essentiel non seulement pour garantir les droits des citoyens, mais aussi pour renforcer la gouvernance et la planification des services publics. C’est pour cette raison, et au vu des difficultés susmentionnées, que l’UCG recommande la prorogation des délais d’enrôlement.

Cette extension devrait s’appliquer non seulement aux résidents de Conakry, mais également à ceux vivant à l’extérieur du pays, afin de garantir que tous les Guinéens aient l’opportunité de s’enrôler et de bénéficier des services associés.

La prorogation du délai d’enrôlement est primordiale pour remédier aux problèmes identifiés et pour assurer l’équité et l’efficacité du Programme National de Recensement.

L’UCG reste engagée à accompagner les efforts du gouvernement et à défendre les droits des consommateurs dans ce processus vital.

 

 

Par Rama Fils, pour lerenifleur224.com