1er mai 2025 (Journée des travailleurs) : le syndicat guinéen dresse le bilan et alerte sur les défis persistants
À l’occasion de la célébration de la Journée internationale des travailleurs, ce jeudi 1er mai, le coordinateur général du mouvement syndical guinéen, Amadou Diallo, a pris la parole pour dresser un état des lieux du monde du travail en Guinée. Tout en saluant certaines avancées obtenues grâce au dialogue social, il a mis en lumière les nombreux défis encore à relever.

Dans son discours, le leader syndical a souligné que, malgré des progrès indéniables, plusieurs problèmes cruciaux persistent. Il a notamment évoqué le manque d’emplois sûrs et attractifs pour les jeunes diplômés, un fléau qui continue d’alimenter un chômage massif et endémique. Il a également dénoncé la rétention des données liées à l’emploi, la faiblesse des salaires, devenus incompatibles avec le coût de la vie, et les pensions de retraite insuffisantes, en particulier pour les anciens travailleurs relevant de la CNSS.
Amadou Diallo a aussi pointé du doigt l’insécurité croissante, tant dans les zones urbaines que sur les routes interurbaines, ainsi que la non-application des statuts particuliers dans le secteur de l’éducation, un domaine clé pour le développement du pays.
Le coordinateur syndical a averti que ces difficultés, si elles ne sont pas prises en compte de manière sérieuse et concertée, risquent de ‘’raviver les tensions sociales’’. Il a ainsi exhorté le Gouvernement de la Transition à poursuivre les réformes engagées, notamment dans le cadre du ‘’projet Simandou 2040’’, qu’il considère comme un socle pour une refondation inclusive et un développement équilibré.
En plaidant pour une ‘’véritable justice sociale’’ et en tenant compte du ‘’dividende démographique’’, Amadou Diallo a appelé les autorités publiques et les employeurs à accorder une attention particulière à la situation des jeunes. Il a prévenu que l’inaction pourrait conduire à une ‘’fracture sociale aux conséquences graves’’.
Enfin, le secrétaire général de la CNTG a encouragé la mise à jour des textes régissant le monde du travail, notamment les codes de la CNPS et de la CNSS, afin de les adapter aux réalités actuelles. Il a également réclamé la ‘’révision des conventions collectives obsolètes’’ et l’élaboration de nouvelles conventions là où cela s’avère nécessaire.
À travers cette intervention, le mouvement syndical guinéen rappelle que la célébration de la Journée des travailleurs ne peut occulter les combats toujours en cours pour la dignité, la justice sociale et l’amélioration des conditions de vie des travailleurs. Le dialogue doit se poursuivre, mais surtout se traduire en actions concrètes pour répondre aux aspirations profondes du monde du travail en Guinée.
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