Ibrahima Kalil Condé sur la loi spéciale votée au CNT :  « Cette loi garantit l’intégrité du processus référendaire »

Lors de la plénière du vendredi 25 avril, les 57 conseillers nationaux du Conseil National de la Transition ont adopté à l’unanimité la loi spéciale relative à l’organisation du référendum constitutionnel. Ce vote marque une étape décisive vers l’établissement d’un État de droit stable et démocratique.

Prenant la parole à l’hémicycle, le ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, le Général de 2e division Ibrahima Kalil Condé, a insisté sur la portée déterminante de ce texte législatif. Selon lui, cette loi est un pilier essentiel pour encadrer juridiquement le processus référendaire, tout en garantissant sa transparence, sa régularité et sa légitimité.

Le Général Condé a rappelé que cette démarche s’inscrit dans la volonté affirmée du président de la République, le Général Mamadi Doumbouya, de bâtir une démocratie fondée sur le respect des principes constitutionnels. Il a salué la maturité politique des conseillers nationaux qui, par ce vote unanime, traduisent l’engagement collectif en faveur d’une gouvernance respectueuse des normes internationales.

Décrivant le référendum comme une « procédure exceptionnelle », le ministre a précisé que cette loi spéciale définit clairement les paramètres de la consultation : composition du corps électoral, délais, mécanismes de recours et conditions de validité. Elle s’impose, selon lui, comme une réponse légale aux exigences d’un scrutin équitable.

« Nous voulons conférer à toutes nos actions une rigueur et une transparence pour éviter à l’avenir toute contestation inutile », a-t-il affirmé. Il a également insisté sur l’importance de se conformer aux standards internationaux, notamment ceux de la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance.

Pour Ibrahima Kalil Condé, ce texte représente un garde-fou essentiel contre les interprétations subjectives de la loi. Il renforce la confiance entre les institutions de la République, les partis politiques et les organisations de la société civile, en assurant un cadre impartial et crédible pour l’expression populaire.

« Par cette loi spéciale, nous voulons permettre aux juges constitutionnels et électoraux d’exercer un contrôle renforcé sur la régularité du processus. Il s’agit d’intégrer pleinement les principes du droit électoral international : transparence, égalité, participation, intégrité », a-t-il martelé.

S’adressant directement aux conseillers nationaux, le ministre a conclu

« En votant cette loi, vous ne donnez pas seulement un cadre légal à une constitution populaire, vous affirmez la volonté de la République de Guinée de faire du respect des règles constitutionnelles un fondement inébranlable de notre démocratie. Je salue l’esprit républicain qui a guidé vos travaux et vous invite à envisager ce texte avec rigueur, mais aussi avec la vision d’une Guinée tournée vers l’avenir, la stabilité et la consolidation institutionnelle. »

 

 

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