Mamou : lenteurs et favoritisme freinent l’accès à l’extrait de naissance biométrique

À Mamou, plusieurs citoyens dénoncent des dysfonctionnements dans le processus d’obtention gratuite de l’extrait de naissance biométrique. Ils pointent du doigt les agents de l’état civil de la mairie de la commune urbaine, qu’ils accusent de favoritisme et de négligence dans l’organisation du travail.

Depuis la mise en service de la carte d’identité nationale biométrique, la mairie est prise d’assaut par des centaines de citoyens. Tous cherchent à obtenir ce document essentiel, mais beaucoup se heurtent à une lenteur administrative frustrante.

Mamadou Diallo, l’un des demandeurs, témoigne de sa mésaventure

 

 

« Nous sommes venus ici pour chercher un extrait de naissance biométrique. Parmi nous, il y a des personnes âgées, des malades, des nourrices. Hier, on a passé toute la journée ici sans succès. Aujourd’hui encore, depuis 7 heures du matin, nous attendons sans même avoir pu nous enregistrer. Le travail est vraiment lent », a-t-il déploré.

Mamadou Sarah Sow, quant à lui, évoque un traitement inéquitable des citoyens.

 

 

« Cela fait deux jours que nous faisons la queue ici. Chaque jour, ce sont des centaines de personnes qui rallient la mairie pour ce document. Les agents ne réclament pas d’argent, mais ils favorisent ceux qu’ils connaissent. Ils ne respectent pas l’ordre d’arrivée. Ils doivent revoir leurs méthodes », a-t-il fustigé.

Ibrahima Diallo, un autre citoyen mécontent, lance un appel aux autorités locales

 

 

« Nous souffrons énormément ici. Certains sont là depuis mardi. Le travail est lent. Nous demandons aux autorités communales de veiller au respect de l’ordre d’arrivée, pour soulager la population. »

Alors que l’extrait de naissance biométrique est un document clé pour l’obtention de la carte d’identité nationale, les lenteurs et le manque d’organisation observés à Mamou risquent d’exclure de nombreux citoyens de leurs droits civiques et administratifs. Une réorganisation du service, une meilleure transparence et une communication claire pourraient grandement améliorer la situation.

 

Depuis la ville-carrefour,

Alpha KEITA pour lerenifleur224.com