Dans la matinée du vendredi 21 mars 2025, le Bureau Guinéen du Droit d’Auteur (BGDA) a tenu son tout premier conseil d’administration. Conformément à ses obligations, cette instance se réunit deux fois par an en session ordinaire, avec la possibilité d’organiser des sessions extraordinaires si nécessaire.
Selon Monsieur Moussa Fofana, Directeur général du BGDA, en poste depuis le début de l’année, assister à cette première session est une véritable opportunité pour la nouvelle direction, qui a pour mission de défendre les droits des auteurs en Guinée.

« La chance que nous avons eue, c’est d’être nommés en début d’année et de pouvoir assister à cette première session. Il est essentiel que nos propositions en matière de Plan de Travail Annuel (PTA) et de programmation des activités soient validées par le conseil d’administration. C’est d’ailleurs l’un des principaux points à l’ordre du jour aujourd’hui », a-t-il déclaré.
Il a également exprimé sa satisfaction quant à la dynamique instaurée par la nouvelle direction en seulement deux mois d’exercice.

« C’est un sentiment de satisfaction, mais aussi de responsabilité qui nous anime. En soixante jours, nous avons pu soumettre au conseil d’administration un plan de travail ambitieux, démontrant ainsi notre engagement pour une gestion efficace et transparente du Bureau du droit d’auteur. Les échanges en séance ont montré une volonté collective d’accompagner cette dynamique », a-t-il ajouté.
Le Directeur général a également rappelé que la gestion du BGDA repose sur un double contrôle
« Il y a une gestion interne, assurée par la direction générale et le conseil d’administration, et une gestion externe exercée par les tutelles techniques et financières. Cela garantit une gouvernance transparente et conforme au décret d’application encadrant les établissements publics administratifs en Guinée. »
Il a tenu à rassurer les auteurs quant à la solidité de l’institution qui veille à la protection de leurs droits
« Tous les EPA (Établissements Publics Administratifs) en Guinée ne disposent pas d’un conseil d’administration. Nous faisons partie des meilleurs EPA du pays, car nous sommes encadrés à la fois par un conseil d’administration actif et par des tutelles rigoureuses. Cela renforce notre crédibilité et assure une gestion efficace des droits des auteurs. »
Diakité Sekouba Diak, président du conseil d’administration du BGDA, a réaffirmé l’engagement de son institution à œuvrer pour les auteurs.

« L’année 2025 sera déterminante pour nous. Nous allons examiner les activités réalisées en 2024 et préparer celles de 2025. Un rapport détaillé nous a été remis par la direction générale, et nous allons analyser ce qui a été fait, avec quel coût et quelle efficacité », a-t-il expliqué.
Deux axes prioritaires sont mis en avant : l’analyse du bilan de 2024 et la planification des actions pour 2025. Parmi les réalisations phares de l’année écoulée, le président du conseil d’administration a souligné :
La prise en charge sanitaire de 1 100 auteurs, avec une possibilité d’évacuation à l’étranger, financée à 100 % par le BGDA.
L’entrée en vigueur de la copie privée, un mécanisme qui permettra d’augmenter les revenus des auteurs grâce à une taxation des supports permettant la consommation des œuvres protégées.

Cette première session du conseil d’administration marque une étape clé dans la structuration et la consolidation du BGDA. Grâce à une direction engagée et un encadrement administratif rigoureux, les auteurs guinéens peuvent espérer une meilleure protection de leurs droits et une gestion plus efficace des ressources qui leur sont dues. L’année 2025 s’annonce ainsi comme un tournant décisif, avec des actions concrètes pour renforcer la place du BGDA dans la défense des créateurs en Guinée.
Par Morikè Kaba, pour lerenifleur224.com