Guinée : 27 partis politiques dissous, 28 suspendus et d’autres sous observation

Le Ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation (MATD) a dévoilé, ce vendredi 14 mars 2025, le rapport final de l’évaluation des partis politiques en Guinée.

D’après ce rapport, 27 partis politiques ont été dissous, tandis que 28 autres sont suspendus pour une durée de trois mois. Parmi ces derniers figurent l’ancien parti au pouvoir, le RPG Arc-en-Ciel, ainsi que l’UFR de Sidya Touré. Par ailleurs, l’UFDG de Cellou Dalein Diallo a été placé sous observation.

Prenant la parole, le ministre du MATD, le Général Ibrahima Kalil Condé, a salué la discipline dont ont fait preuve les responsables politiques et leur a adressé des encouragements

« J’ai constaté un certain niveau de discipline dans l’espace politique. Les partis ont été respectueux et ont accepté de recevoir les missionnaires du département pour leur évaluation. C’est une bonne impression. Je félicite les partis qui ont obtenu leur certification et j’encourage les autres à se mettre en règle pour rejoindre pleinement l’espace politique », a-t-il déclaré.

Le Mouvement pour l’Émergence fait partie des 75 partis autorisés à poursuivre leurs activités sans restriction. Son président, Dr Sambou Keïta, a exprimé sa satisfaction

 « Nous étions sous observation pendant trois mois. Nous avons travaillé sur le terrain pour régulariser nos instances à l’échelle nationale, ouvrir un compte bancaire et répondre aux exigences administratives. Aujourd’hui, nous sommes autorisés à exercer sur tout le territoire national. C’est une grande fierté pour nous. »

Parmi les partis mis sous observation figure l’UFDG de Cellou Dalein Diallo. Joachim Baba Millimono, responsable de la communication du parti, espère que cette situation sera temporaire

« Nous avons déjà réalisé plus de 95 % du processus d’organisation de notre congrès, mais une décision de justice a suspendu la procédure. Nous espérons que la justice tranchera rapidement, permettant ainsi à l’UFDG de finaliser son congrès et de rejoindre les 75 partis autorisés. »

Le parti Synergie des Guinéens pour le Progrès fait également partie des formations mises sous observation. Malgré cela, son représentant, Lancinet Touré, salue la transparence de l’évaluation :

 « Nous sommes autorisés à poursuivre nos activités sous réserve de nous mettre en règle dans un délai de 45 jours. Nous avons organisé notre congrès, mais toutes les personnes concernées n’étaient pas présentes. Cela montre que l’évaluation a été menée avec sérieux et transparence. »

Avec cette évaluation, le paysage politique guinéen subit un grand ménage, et les partis doivent désormais se conformer aux exigences légales pour exister pleinement sur la scène nationale.

 

 

Par Mimi Bangoura, pour lerenifleur224.com