Située à 115 kilomètres de Mandiana, la sous-préfecture de Balandougouba est confrontée à un isolement médiatique préoccupant. Ses habitants n’ont pratiquement aucun accès aux médias guinéens en raison de l’absence de signal radio ou télévisé.
Une situation qui inquiète profondément Yakouba Sidibé, président de la délégation spéciale de Balandougouba.
« Ici, nous avons un grand souci : nous ne recevons le signal d’aucune radio guinéenne. Pour être informés de l’actualité nationale, nous devons attendre qu’un média malien nous relaie les nouvelles. Nous voulons vraiment nous sentir guinéens, surtout que le gouvernement réalise d’importants projets dans le pays. Chaque citoyen doit être informé de cela, mais malheureusement, ce n’est pas notre cas », a-t-il expliqué.
Outre l’isolement informationnel, la position géographique de Balandougouba aggrave la situation.
« Notre plus grande inquiétude est que nous sommes frontaliers avec un pays confronté à des problèmes de sécurité. Il serait crucial que nous soyons informés en temps réel des développements qui pourraient nous affecter », a ajouté Yakouba Sidibé.
Face à cette situation, il lance un appel pressant aux autorités guinéennes ainsi qu’aux personnes de bonne volonté.
« Nous demandons à l’État et aux bienfaiteurs, en particulier à Cheikh Souleymane Sidibé, de nous venir en aide. Même un simple relais suffirait pour nous permettre d’accéder aux nouvelles de notre propre pays », a-t-il sollicité.
L’accès à l’information est un droit fondamental et un levier essentiel pour le développement d’une communauté. En ces temps de transformations majeures en Guinée, il est impératif que toutes les localités, même les plus reculées, puissent bénéficier d’un accès aux médias nationaux. Une réponse rapide des autorités permettrait non seulement de renforcer le sentiment d’appartenance des habitants de Balandougouba, mais aussi de leur garantir une meilleure sécurité.
Kadija Kolou Condé pour lerenifleur224.com