Fermeture des médias : Ousmane Gaoual justifie la décision du gouvernement

Ce mercredi, dans un hôtel de Conakry, le porte-parole du gouvernement, Ousmane Gaoual Diallo, a organisé une rencontre baptisée « Déjeuner de presse », réunissant plusieurs journalistes nationaux ainsi que certains médias étrangers.

Lors de cet échange axé sur l’actualité nationale et internationale, le ministre s’est prêté à une série de questions. Interrogé sur le sort des radios et télévisions fermées par l’État – des médias qui, chaque jour, informaient les Guinéens, il a répondu

« Les médias interdits… Vous l’avez dit, leur rôle est d’informer. Mais dans la mesure du possible, ils ont aussi l’exigence de contribuer à la paix et à la stabilité. Le rôle des médias n’est pas d’attiser la violence. Même si une information est objective, si elle risque de provoquer une guerre, cela relève de la déontologie journalistique de ne pas la diffuser. C’est très important. Aujourd’hui, il y a une guerre sanglante à Gaza. Tous les jours, des gens meurent, mais pourquoi les médias ne diffusent-ils pas les images de ces victimes ? Parce qu’ils savent que cela pourrait provoquer une instabilité. Cela ne les empêche pas de parler de ce qui se passe, mais ils prennent des précautions pour éviter d’aggraver la situation. C’est cela, la responsabilité. »

Plus loin, il a ajouté

« Quand certains médias ont été fermés, des procédures ont été engagées. Mais cela ne signifie pas que toute la presse a cessé d’exister. Certes, cinq médias ont été touchés, mais il en reste de nombreux autres. Ailleurs, dans des États démocratiques respectés, des médias sont également fermés. Un média important vient d’être interdit en France, bien qu’appartenant à un groupe polonais, parce que sa ligne éditoriale menaçait le vivre-ensemble. »

Le ministre Ousmane Gaoual Diallo a insisté sur le fait que

« L’objectif n’est pas d’avoir un pays sans critique ni liberté d’expression, mais de garantir que cette liberté s’exerce tout en préservant notre cohésion sociale. »

 

 

 

Morikè Kaba, pour Lerenifleur224.com