Les autorités du CNRD et du gouvernement s’engagent dans une lutte acharnée pour traquer les « bandits à col blanc » responsables du détournement des fonds publics. Avec la création de la CRIEF (Cour de Répression des Infractions Économiques et Financières), cette institution a lancé une bataille sans relâche contre ceux qui gèrent de manière frauduleuse les deniers publics.
Pour recueillir les avis des citoyens, notre reporter a tendu son micro à certains habitants au grand rond-point de Constantin, dans la commune de Matam.
Sékouba Bérété, administrateur du carrefour Constantin, salue l’initiative des autorités de transition.
« Depuis la mort d’Ahmed Sékou Touré, c’est la première fois qu’on assiste à une telle initiative en Guinée. Je pense que si ces détournements sont arrêtés, notre pays pourra se développer. Nous sommes très contents de cette lutte. Cela fait des années qu’on parle de détournements ici. Moi, je crois en ce régime de Mamadi Doumbouya : il agit. Si tu es pris, tu ressentiras les conséquences », affirme-t-il.
Tidjane Bangoura partage également son soutien à la CRIEF, tout en demandant au président de la République de « prendre en considération la souffrance des citoyens ».
« L’argent du peuple n’appartient pas à une seule personne. C’est à cause de ces détournements que les Guinéens souffrent encore de la faim. Si certains responsables sont emprisonnés, d’autres auront peur et changeront leur manière de travailler. Nous apprécions le travail de Mamadi Doumbouya, mais je lui demande d’avoir pitié des citoyens, car nous souffrons beaucoup », déclare-t-il.
Pour sa part, Gaoussou Diaby abonde dans le même sens
« En tant que citoyens, nous constatons que certains ministres et cadres continuent de détourner les fonds publics. On peut voir une seule personne s’approprier plusieurs milliards de nos francs, alors que le président se bat pour le bien-être de la population. Nous soutenons les initiatives du président pour le progrès de notre pays et dénonçons fermement les cadres qui détournent les biens communs de l’État. »
Tous les intervenants appellent à une justice impartiale et rigoureuse, qui œuvre dans l’intérêt du bien-être de la population, tout en privilégiant la vérité dans ses décisions.
Morikè Kaba, pour lerenifleur224.com