Une foule d’enseignants-chercheurs des institutions d’enseignement supérieur de Guinée s’est rassemblée ce mardi devant le département de tutelle à Conakry. Ces manifestants, non reclassés et confrontés à des conditions de vie précaires, réclament leur dû et dénoncent des injustices qu’ils jugent flagrantes.
Au cœur de leurs revendications figurent leur reclassement, le paiement des primes de craie, de transport et de logement, ainsi que l’application stricte d’un décret présidentiel octroyant des primes supplémentaires à tous les enseignants-chercheurs.
Thierno Sadou Diallo, premier secrétaire général adjoint de l’Union Syndicale des Enseignants-Chercheurs et Chercheuses de Guinée, a pris la parole pour expliquer les raisons de ce mouvement.
« Aujourd’hui, nous avons appelé nos collègues non reclassés dans les institutions d’enseignement supérieur à se mobiliser devant le département pour faire entendre notre voix auprès des autorités. Cela fait plusieurs mois que nous vivons une situation précaire. Nous réclamons notre reclassement et l’application de nos droits. On nous dit qu’un arrêté de 2019 ne permet de reclasser que les détenteurs de doctorat. Pourtant, cet arrêté a été violé à plusieurs reprises par des reclassements de détenteurs de licence et de master. Nous demandons justice et ne comptons pas baisser les bras tant que nos revendications ne seront pas prises en compte », a-t-il déclaré.
La tension ne cesse de monter entre les enseignants-chercheurs et le département de tutelle, d’autant que les promesses de solutions tardent à se concrétiser. Face à cette situation, les manifestants annoncent la poursuite des mobilisations jusqu’à ce qu’une issue favorable soit trouvée.
Un appel à l’écoute et à l’action
Cette manifestation illustre une fois de plus le malaise qui gangrène le secteur éducatif guinéen. Alors que les enseignants-chercheurs non reclassés continuent de réclamer ce qu’ils estiment être leurs droits légitimes, l’intervention rapide et efficace des autorités est indispensable pour désamorcer cette crise. Sans cela, les tensions risquent de s’aggraver, affectant davantage le système d’enseignement supérieur.
Par Mimi Bangoura, pour lerenifleur224.com