Conduite de la transition  : Le cri d’alarme de Dr Ibrahima Sacko face aux contradictions d’Ousmane Gaoual Diallo 

Ce samedi 28 décembre 2024, Dr Ibrahima Sacko, Président du parti Changement-Progrès-Unité pour la Guinée (CPUG), de la Coalition Sauvons la Guinée (CoSaG) et de l’Union des Forces pour le Retour à l’Ordre Constitutionnel (UFROC), a vivement réagi à la déclaration de Ousmane Gaoual Diallo, ministre porte-parole du gouvernement. Ce dernier, dans un discours prononcé le 27 décembre, appelait à l’unité et au dialogue en cette période de transition. Mais pour M. Sacko, les paroles du gouvernement sont en totale contradiction avec ses actes.

Dans son adresse, Ibrahima Sacko n’a pas mâché ses mots, dénonçant ce qu’il appelle une “refondation répressive” menée par le régime de Mamadi Doumbouya depuis le 5 septembre 2021.

“Les violations systématiques des droits humains, les arrestations arbitraires, les tortures et même les exécutions extrajudiciaires font de cette transition un sombre chapitre de l’histoire de la Guinée”, a-t-il déclaré.

Le leader politique a également fustigé les “supposées avancées” évoquées par le ministre, notamment en matière de liberté d’expression et de droit de manifester. Selon lui, la réalité sur le terrain est tout autre : médias muselés, militants politiques réduits au silence, et climat de terreur entretenu par une violence d’État qui, paradoxalement, dément les discours officiels.

Répondant à la question posée par le ministre Diallo – “Quelle Guinée voulons-nous demain ?” – Dr. Sacko a souligné l’aspiration d’une majorité de Guinéens  “Une Guinée où les droits humains sont respectés, où la justice est indépendante, et où les dirigeants gouvernent avec responsabilité plutôt qu’en opprimant leur peuple.”

En guise de conclusion,  Dr Ibrahima Sacko a exhorté le gouvernement à passer des paroles aux actes, notamment en libérant les détenus politiques, en garantissant un espace démocratique inclusif, et en engageant une transition transparente.

“Les discours ne suffisent plus. Ce sont les actions concrètes qui bâtiront la confiance et permettront à notre nation de retrouver le chemin de la stabilité et de la dignité.”

Dans un contexte où les tensions restent vives, cette sortie marque un appel fort à une refonte véritablement démocratique de la transition, alors que la Guinée reste en quête de solutions pérennes pour son avenir.

 

Lerenifleur224.com vous propose l’intégralité de la réaction de Dr Ibrahima Sacko

 

Monsieur Ousmane Gaoual Diallo, Ministre porte-parole du gouvernement,

 

Dr Ibrahima Sacko, Président du parti Changement-Progrès- Unité pour la Guinée (CPUG), Président de la Coalition Sauvons la Guinée (CoSaG) et de l’Union des Forces pour le Retour à l’Ordre Constitutionnel (UFROC)

 

 

En réaction à votre message du 27 décembre 2024, appelant à l’unité et au dialogue, il est impossible de ne pas relever les profondes contradictions entre vos paroles et les actes de répression que perpétue le régime que vous défendez avec acharnement.

Depuis le 5 septembre 2021, sous la gouvernance autoritaire de Mamadi Doumbouya, la Guinée traverse une période sombre, non pas de « refondation », comme vous le dites, mais de violations systématiques des droits humains, arrestations arbitraires, tortures, disparitions forcées et exécutions extrajudiciaires.

Vous évoquez des avancées supposées en matière de liberté d’expression et de droit de manifester, mais la réalité est toute autre.

Nos droits, loin d’être garantis, sont piétinés quotidiennement par votre pouvoir qui réprime toute contestation et réduit au silence toute voix dissidente.

Comment prétendre au progrès quand des médias sont muselés, que des citoyens, des activistes politiques et des militaires sont kidnappés, emprisonnés, torturés, voire assassinés pour avoir simplement exercé leurs droits fondamentaux ?

Vous affirmez que la violence ne résout rien. Pourtant, c’est précisément par une violence d’État que votre régime impose son autorité, instaurant un climat de terreur et de division au sein de notre nation.

Vous demandez aux citoyens de se projeter et de répondre à cette question, « Quelle Guinée voulons-nous demain ? » La réponse est claire, une Guinée où les droits humains sont respectés, où la justice est équitable et indépendante, et où les dirigeants ne s’accrochent pas au pouvoir par la répression et l’intimidation.

Si votre gouvernement, dont la légitimité est contestée, aspire réellement à la stabilité, il doit d’abord passer des paroles aux actes, mettre un terme aux violations des droits humains, libérer tous les détenus politiques, garantir un espace démocratique pour toutes les opinions, et honorer ses engagements envers une transition inclusive et transparente.

Les discours ne suffisent pas. Ce sont les actions qui bâtissent la confiance et façonnent l’avenir.

Le peuple Guinéen mérite mieux que des promesses vides et des appels à une responsabilité unilatérale alors que la véritable responsabilité incombe d’abord à ceux qui détiennent le pouvoir.

Ne dit-on pas que gouverner, c’est aussi assumer le devoir de protéger et de servir le peuple, plutôt que de l’opprimer ?

 

Dr Ibrahima SACKO, Président du parti Changement- Progrès-Unite’ pour la Guinée (CPUG), Président de la Coalition Sauvons la Guinée (CoSaG), et de la Coalition Union des Forces pour le Retour à l’Ordre Constitutionnel (UFROC)

 

 

 

 

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