Après l’incendie qui a ravagé plusieurs habitations dans le quartier Dambili le week-end dernier, un autre drame similaire, d’origine encore inconnue, s’est produit dans le quartier Sékoutoureya.

Fort heureusement, aucune perte en vie humaine n’a été signalée, mais les dégâts matériels sont considérables. La victime, Mösiré Chérif, originaire de Faranah, témoigne

« Ce malheur m’est arrivé dans la nuit, vers minuit. J’étais couché avec ma femme quand un incendie s’est déclaré dans la chambre. Tout ce que nous avons pu accumuler durant les 15 dernières années a été consumé par les flammes. En plus, nous avions vingt-quatre millions huit cent mille francs guinéens, ainsi que tous nos vêtements. Là où je suis, je n’ai que les habits que je porte », a-t-il raconté avec émotion.
Concernant l’origine des flammes, il ajoute

« Nous étions couchés. Les enfants, de retour en ville, ont constaté l’incendie. Personne ne dormait dans cette chambre, la porte était fermée à clé. Nous cherchons toujours à comprendre d’où est parti le feu. Ce n’est pas dû au transformateur, car il est hors service depuis près d’un an. Nous n’avons même pas de courant. Nous avons vu les flammes, mais nous ignorons leur cause. »
Dans un appel empreint de désespoir, Mösiré Chérif s’adresse aux personnes de bonne volonté
« Je demande à toutes les personnes de bonne volonté de venir à notre secours, au nom de Dieu. Nous vivons actuellement dans une situation pitoyable. C’est la volonté de Dieu. »

Cet incendie, qui a détruit les efforts de plusieurs années, met en lumière la précarité dans laquelle vivent de nombreuses familles, souvent sans assistance en cas de catastrophe. Face à ce drame, un élan de solidarité s’impose pour venir en aide à Mösiré Chérif et sa famille. Une situation qui interpelle également sur l’urgence d’améliorer les systèmes de prévention et de secours pour éviter que de telles tragédies ne se reproduisent.
Kadija Kolou Condé pour lerenifleur224.com