Glissement du chronogramme de la transition : « je pense que les gens doivent être de bonne foi et l’accepter » Mahamadou Diakité

Il y a quelques mois, le porte-parole du gouvernement Ousmane Gaoual Diallo lors d’un compte rendu du conseil des ministres avait annoncé que le Président de la transition, le général Mamadi Doumbouya ne fera pas un jour de plus au pouvoir au delà du 31 décembre 2024.

Une sortie qui a du mal à se concrétiser sur le terrain. Pendant que certains acteurs redoutent un glissement de calendrier du chronogramme de la transition, d’autres approuvent l’idée selon laquelle, il est nécessaire de donner du temps au CNRD afin d’organiser toutes les élections dans le calme et la sérénité. C’est le cas du Président de l’ONG « Jeunes leaders pour une bonne gouvernance » (JLBG). 

« La liberté d’association et de mouvement est garantie par la charte de la transition. Je pense que certaines coalitions sont républicaines et d’autres aussi. C’est les intérêts égoïstes qui sont mis en avant. Donc nous devons fédérer nos forces pour qu’on ait un retour à l’ordre constitutionnel très rapidement. Nous avons suivi la sortie de la nouvelle coalition pour le retour à l’ordre constitutionnel et la conférence des parties politiques et faîtières. Donc pour un retour à l’ordre constitutionnel rapide, il faudrait organiser les élections de la base au sommet. Il ne faudrait pas qu’on retourne dans les mêmes erreurs qu’en 2010 où nous n’avons organiser que les élections présidentielles et après le président civile qui a été élu a attendu plusieurs mois et années pour organiser les législatives », a rappelé le président du parti, Mahamadou Diakité

avant d’affirmer que le glissement de calendrier est inévitable dans la situation actuelle du pays.

« Dans ce contexte actuel, un glissement de calendrier du chronogramme de la transition est inévitable. Je pense que si on veut organiser des élections transparentes et apaisées, il faudrait qu’on ait un léger glissement de calendrier. Ce glissement là doit se passer au sein d’un dialogue sociopolitique inter guinéens et inclusif. Les acteurs politiques impliqués pour le retour à l’ordre constitutionnel doivent être de bonne foi pour accepter la main tendue du CNRD pour qu’on ait un retour rapide à l’ordre constitutionnel. Donc de nos jours, on ne peut pas parler du retour à l’ordre constitutionnel le 31 décembre 2024, ce glissement est évident. Je pense que les gens doivent être de bonne foi et l’accepter. Cette fois-ci, le peuple de Guinée doit être patient et accompagner le CNRD dans le calme et la sérénité pour que nous puissions avoir des élections inclusives, transparentes et apaisées>>, a-t-il conclu.

 

 

 

Ousmane Baldé, pour lerenifleur224.com