Guinée : un rapport d’Amnesty international, accable l’État

Au cours d’une conférence de presse animée ce mercredi 15 mai 2024, il était question pour Amnesty international de procéder à la publication de son rapport intitulé,  » Une jeunesse meurtrie : urgence de soins et de justice pour les victimes illégales de la force en Guinée ». 

 

 

Dans ce document, il est indiqué que sur un total d’au moins 47 personnes tuées lors de manifestations sous le CNRD à la date du 22 avril 2024, plus de 75% avaient moins de 25 ans, et 40% moins de 18 ans.

Le rapport met en évidence, les obstacles persistants aux soins de santé et à la justice rencontrés par les victimes d’usage illégal de la force par les forces de défense et de sécurité dans le contexte des manifestations contre la modification de la Constitution sous la présidence, d’Alpha Condé, et depuis l’arrivée au pouvoir du Comité National du Rassemblement pour le Développement (CRND) en septembre 2021.

<<Depuis 2019, au moins 113 personnes ont été tuées et des centaines gravement blessées par des individus identifiés comme membres des forces de défense et de sécurité lors de manifestations.Malgré les promesses du CRND de s’attaquer à la problématique de l’usage excessif de la force sous Alpha Condé, y compris dans les cas d’homicides illégaux, cette situation extrêmement grave persiste, dans un contexte général de répression des voix dissidentes», a déclaré Samira Daoud, Directrice régionale d’Amnesty International pour l’Afrique de l’Ouest et centrale.

Toujours dans le même rapport, il est démontré par ailleurs que les victimes de blessures graves infligées par les forces de défense et de sécurité lors des manifestations ont reçu des soins médicaux tardifs, après que ces dernières ont empêché ou retardé l’évacuation médicale, en violation du droit guinéen et international.

D’après les témoignages recueillis par Amnesty International, les forces de l’ordre ont délibérément laissé sur place des victimes grièvement blessées au lieu de leur porter.

Les mêmes témoignages indiquent que certains membres du personnel médical des centres de santé publics et privés ont refusé de traiter les personnes blessées par crainte de représailles des autorités, qui ont constamment cherché à minimiser la répression.

 

 

Ousmane Baldé, pour lerenifleur224.com