Il y a de cela quelques années en arrière, le travail de la mécanique était réservé aux hommes compte tenu de la force physique qu’on applique pour l’exercer. À l’occasion du mois de la femme, lerenifleur224.com a donné la parole à ces femmes qui pratiquent ce métier dans un garage à Hamdallaye.
Marie Pascal Lamah exerçant la mécanique électrique, explique comment elle s’est retrouvée dans ce métier.

<<J’ai eu l’amour de ce métier là pendant que je faisais la 5ème année. C’est l’amour de la mécanique qui m’a poussée à faire ce métier. Ce n’est pas réservé uniquement que pour les hommes non ! Et moi, ma philosophie est que tout ce que les hommes peuvent faire dans cette vie, les femmes peuvent le faire si elles se décident.
Le tout début, on ne m’a pas encouragée et c’était difficile pour moi de continuer mais comme j’avais l’amour du métier, c’est ça qui m’a sauvée. Quand je viens le matin, on reste jusque 18h voire 19h avant qu’on ne rentre à la maison>>, a expliqué Marie Pascal Lamah.
Fatoumata Djaraye Barry aussi mécanicienne de profession, explique ce qui lui a poussé à exercer ce métier. Ce, depuis l’âge de 13 ans.

<<J’ai aimé ce métier depuis que j’étais enfant. Quand j’ai commencé, j’ai fait une année puis, je suis tombée enceinte. Du coup, j’ai arrêté. Deux (2) ans après, j’ai repris. Les gens se moquaient de moi, mais je me suis dit, peu importe, je ne vais baisser les bras parce qu’actuellement, les jeunes filles ne veulent plus travailler. Le temps que je passe au garage, est différent de ce que je fais à la maison. Si je suis au garage, je me sens courageuse, forte. D’ailleurs, les hommes ne veulent plus épouser une femme qui n’a pas de métier. Alors, pourquoi rester à la maison pendant que je rêve d’avoir mon propre atelier, voire travailler dans une grande société un jour>>, a-t-elle conclu.


Il faut dire que de nos jours, il est difficile de voir un travail seulement réservé aux hommes.
Mimi Bangoura, pour lerenifleur224.com