L’opposant a été tué mercredi 28 février lors de l’assaut donné par l’armée contre le siège de son parti. Si les Ndjamenois vaquent de nouveau à leurs activités, une profonde inquiétude persiste jusqu’au sein des cercles de pouvoir et chacun s’interroge sur les possibles conséquences sécuritaires et politiques de la mort de l’opposant à dix semaines de l’élection présidentielle.
Plusieurs buldozers étaient à pied d’œuvre vendredi pour démolir le siège du Parti socialiste sans frontières où son président Yaya Dillo a été tué lors de l’assaut donné par l’armée ce mercredi. Au soir, il ne restait plus qu’un champ de ruines. Les camps s’écharpent désormais autour des circonstances de la mort de Yaya Dillo. Le déroulement des évènements et les justifications des autorités laissent perplexes certains acteurs politiques et de la société civile, déjà inquiets en vue de la campagne électorale.
Source : rfi