Grève du mouvement syndical guinéen : la MAOG joue à l’apaisement 

Au lendemain de la première journée de grève du mouvement syndical guinéen, l’heure est pour la Maison des Associations et ONG de Guinée de faire le bilan de cette grève qui consiste à la cessation de toute activité dans plusieurs secteurs. A en croire le coordinateur national de la MAOG, cette journée n’a pas été exempte de tensions de part et d’autre.

« Suite à la première journée de grève générale, la Maison des Associations et ONG de Guinée MAOG dans son rôle traditionnel de veille, d’alerte, et de proposition, a déployé des observateurs sur toute l’étendue du territoire national pour faire le point de la journée. À cette occasion, plusieurs constats ont été faits dont entre autres à savoir la fermeture des écoles,

Plusieurs activités paralysées sur l’axe Hamdallaye-Bambeto-Cosa-Encos5.

Les activités économiques du pays impactées notamment le commerce et les banques.

Le service minimum assuré dans les structures sanitaires, la perturbation du transport ferroviaire, la perturbation des transactions Orange Money, les kiosques de transfert de crédit et d’argent fermés par endroit, manque de fluidité de la circulation, les échauffourées ont éclaté dans plusieurs quartiers de la capitale et périphéries,

échange de gaz lacrymogène et cailloux entre les jeunes et les agents des forces de l’ordre et de sécurité,

la présence des enfants pendant les manifestations de rue, un jeune du nom de Mamady Keita tué à Sonfonia (selon plusieurs sources) », a déploré Alpha Bayo.

 

Face à cette situation qui prend de l’ampleur, le président de la Maison des Associations et ONG de Guinée n’a pas manqué de formuler des recommandations à l’endroit des autorités de la transition et des organisations syndicales.

 

« Aux autorités de la transition, de libérer sans condition le camarade secrétaire général du SPPG Sékou Jamal Pendessa,

la réintégration des médias sur les bouquets Canal+,

l’arrêt immédiat des brouillages des ondes des médias, la diminution des prix des denrées de premières nécessités,

l’amélioration de la desserte en eau et en électricité,

l’accélération de la mise en place d’un gouvernement en tenant compte des critères de compétence et d’objectivité,

la relance du cadre de dialogue interpellant ainsi tous les acteurs majeurs du pays,

l’ouverture d’une enquête indépendante sur le cas de mort enregistré dans la première journée de la grève générale illimitée afin d’identifier l’auteur du crime, lui juger et condamner à la hauteur de sa forfaiture.

Aux Organisations Syndicales, nous recommandons

la suspension du mot d’ordre de grève jusqu’à la mise en place du nouveau gouvernement afin de permettre aux syndicalistes de discuter avec les véritables interlocuteurs,

d’accepter la main tendue du gouvernement dans l’ouverture des couloirs de négociation,

expliquer clairement à la population, la notion de grève », a expliqué Alpha Bayo.

 

Poursuivant, ces acteurs de la société civile, ont invité les différentes parties prenantes à privilégier le dialogue.

 

« La Maison des Associations et ONG de Guinée MAOG, soucieuse pour la préservation de la quiétude sociale et la promotion de l’État de droit et libertés fondamentales, lance un appel pressent à toutes les parties prenantes d’accepter de venir discuter en guinéen en vue de trouver une issue favorable à cette crise qui secoue notre pays », a-t-il conclu.

 

En outre, la Maison des Associations et ONG de Guinée, s’est engagé à mener des actions en vue de rapprocher les différentes positions afin de sortir de cette période de crise sans précédent.

 

Nagnouma Sanoh, pour lerenifleur224.com