Retrait du Mali, Burkina Faso et du Niger de la CEDEAO : des acteurs politiques guinéens, donnent leurs avis

C’est à travers un communiqué conjoint signé par le capitaine Ibrahim Traoré, Colonel Assimi Goïta et le général Abdourahmane Tiani diffusé dans les ondes des télévisions nationales du Burkina Faso, le Mali et le Niger, que l’annonce a été faite ce dimanche 28 janvier 2024.
Ces États justifient leur décision par le fait que l’institution sous-régionale serait incapable de faire face à leurs problèmes dont le plus sérieux est lié au terrorisme.
Sur la question, ce lundi 29 janvier 2014, un de nos reporters a fait réagir quelques acteurs de la chaîne politique guinéenne.
Le leader de L’UDRG déplore cette décision de ces trois pays même par ailleurs, il estime que l’institution mérite des réformes.

<<Les Etats africains sortis de la colonisation à l’heure actuelle sont dans une crise structurelle profonde, et les réponses à cette crise structurelle, s’affirment de manière désordonnée par fois cohérente, pour résoudre les problèmes alors qu’on est en train de s’enfoncer davantage. C’est une situation que la Guinée a connu dans le contexte du début de l’indépendance avec la confrontation des deux blocs, Est et Ouest. >> a laissé entendre Bah Oury.

Pépé Francis Haba de l’UGDD abonde dans le même sens et invite les démissionnaires de revenir à la raison.

<<C’est avec stupéfaction que j’ai appris cette décision unilatérale dont la teneur se trouve dans le communiqué conjoint de ces trois États.
Je pense qu’elle a été prise sous le coût de l’émotion. En tout cas, j’ai du mal à compremdre les raisons fallacieuses contenues dans ce communiqué. Non seulement les peuples de ces trois pays n’ont pas été consultés comme dans les grandes démocraties mais aussi, elle (décision) ne respecte pas les conditions de retrait d’un État membre de la CEDEAO dont les textes prevoient une notification un an avant l’effectivité. S’il n’y a pas d’autres raisons inavouées, puisque ces pays, dirigés par des juntes, sont tous sous des sanctions de l’organisation sous-régionale, ils (les États) auraient respecté les règles de jeu susmentionnées>>, a-t-il soutenu avant de renchérir.

<<Les conséquences de ce retraits unilatéral peuvent être négatives du point de vue du développement socio-économique. En effet, s’il se confirme, cela voudrait dire que les barrières douanières physiques vont revenir et vont ralentir la circulation des personnes et des biens. C’est une mauvaise nouvelle pour la sous-région entière.
Par ailleurs, ce sera aussi un signal fort vis-à-vis des États membres restants qui devront en tirer toutes les léçons pour se reformer pour le bonheur des peuples Ouest Africains. J’invite les présidents des États membres restants de la CEDEAO qui sont attachés à la démocratie, la paix et à l’union entre les États Ouest africain, d’entamer directement des négociations avec ces trois États là afin de comprendre les véritables raisons, pourquoi pas les ramener à la raison >> conclu le président de L’ UGDD.



Ahmed Djogo pour lereniffleur224.com