CNT : Trois accords importants adoptés par les conseillers nationaux

Au cours d’une plénière tenue ce vendredi 15 décembre 2023 à l’hémicycle du Palais du Peuple, les conseillers nationaux ont procédé à l’examen et l’adoption des Accords ci-après : Accord-cadre entre la République de Guinée et la Banque Islamique de Développement (BID), relatif au Financement du Programme Régional de Soutien au Renforcement des Entreprises Féminines dans la Chaine de valeur du Riz en Afrique de l’Ouest (EWASME) en Guinée, signé le 12 mai 2023, pour un montant de douze millions deux-cent-cinquante mille dollars américains (12 250 000 USD) ; Accord de prêt entre la République de Guinée et la Banque Islamique de Développement (BID) (en sa qualité propre et en qualité d’administrateur du Fonds de solidarité islamique pour le développement) dans le cadre du financement du Programme Régional de Cartographie de la Fertilité des Sols (PRCFS) de l’Afrique de l’Ouest en Guinée, signé le 12 mai 2023, pour un montant d’un million de dollars américains (1 000 000 USD) ; Accord de Coopération entre le Gouvernement de la République de Guinée et le Gouvernement de la République du Burkina Faso en matière de Protection civile.

Dans le rapport Fait Par la Commission des Affaires Etrangères, des Guinéens de l’Etranger et de la Coopération Internationale sur l’Accord de Coopération entre le Gouvernement de la République de Guinée et le Gouvernement du Burkina Faso en Matière de Protection Civile, Présenté par la Vice-Présidente Honorable Tiguidanké Traoré, les cadres techniques des différents départements ministériels concernés ont émis un certain nombre d’interrogations qui ont été formulées entre autres sur :

« – le champ d’action de la Protection Civile en Guinée ;

– le bilan de la formation des cadres guinéens à l’institut supérieur de protection civile du Burkina Faso depuis 2011 ;

– Le mécanisme de financement de l’accord de coopération ;

– les dispositions particulières concernant l’assistance mutuelle en cas de catastrophes naturelles ou humaines ;

– le lien entre la protection civile et l’ANGUCH (Agence Nationale de Gestion des Urgences et Catastrophes Humanitaire) ;

– le nombre de casernes opérationnelles à Conakry et à l’intérieur du pays ;

– le niveau d’exécution du projet de construction de six (6) casernes dans le grand Conakry et du siège de la Direction Générale de la Protection Civile ;

– le ratio en matière de protection civile ;

– le budget de fonctionnement de la protection civile ;

– les besoins en équipements et en personnel ;

– les critères de sélection des agents et officiers de la protection civile ;

– Le nombre d’agents de la protection civile dans tout le pays ;

– La stratégie de communication pour mieux faire connaître le rôle de la protection civile à la population ;

– le prix d’un camion-citerne de la protection civile et le coût d’une intervention ;

Selon le second accord fait par la

‘’Commission du Plan, des Affaires Financières et du Contrôle Budgétaire’’, relatif à l’Accord-cadre entre la République de Guinée et la Banque Islamique de Développement (BID), portant financement du programme de soutien au renforcement des entreprises féminines dans la chaine de valeur du riz en « Afrique de l’Ouest » (EWASME) en Guinée. Présenté par la Rapporteure Générale, Honorable Fatima CAMARA, Ce projet sera mis en œuvre dans les préfectures de Boké, Boffa et Coyah pour la zone côtière, Dinguiraye et Siguiri en Haute Guinée. Ces emplacements sont sélectionnés à cause du potentiel rizicole, la forte consommation de riz et la présence des débouchés (sociétés minières) dans lesdites zones d’une part, et en tenant compte des interventions antérieures de la BID, d’autre part « Au cours des débats en commission et en inter-commissions, les Honorables Conseillers Nationaux se sont particulièrement interrogés sur :

 le niveau d’implication du secteur privé dans la mise en œuvre de ce projet;

 l’impact du régime foncier sur la mise en œuvre du projet ;

 le plan de financement du projet ;

 la contrepartie guinéenne au projet ;

 le délai de disponibilité des fonds ;

 la base de classification des entreprises en très petites, petites et moyennes ;

 le critère de choix des PME ;

 les caractéristiques de la subvention ;

 l’adoption du principe de révolving pour la pérennisation des acquis ;

 le plan de gestion environnemental et social du projet ;

 l’indicateur de performance et de résultat pour l’ONG qui sera choisie pour couvrir l’ensemble des localités bénéficiaires de ce projet ;

 la non-prise en compte du module de formation axé sur les gestions administratives et financières dans le projet ;

 la traçabilité du financement.

Tenant compte des réponses données par les cadres des départements ministériels lors des travaux en inter-commissions, les Honorables Conseillers Nationaux recommandent de :
se référer aux études déjà faites sur la chaine de valeur du riz, pour réaffecter à d’autres volets les montants prévus ;
d’impliquer fortement les faitières des organisations paysannes dans le processus de sélection et de gestion des subventions ;
établir des partenariats solides avec des organisations locales et les autorités gouvernementales, pour maximiser l’impact du projet et favoriser une meilleure coordination des efforts ;
prendre des dispositions idoines pour assurer une gestion efficace et efficiente des ressources financières du projet ;
respecter le délai d’exécution du projet ;
respecter les normes environnementales et sociales ;
mettre à la disposition de la représentation nationale, à travers sa « Commission Suivi des recommandations », le point d’exécution semestrielle du projet. » a-t-elle souligné
Par ailleurs, un autre rapport fait Par la ‘’Commission du Plan, des Affaires Financières et du Contrôle Budgétaire’’, portant sur l’accord de prêt entre la République de Guinée et la Banque Islamique de Développement (BID), en sa qualité propre et en qualité d’Administrateur du fonds de solidarité islamique pour le développement, dans le cadre du financement du Programme Régional de Cartographie de la Fertilité des sols en Afrique de l’Ouest (PRCFS), Présenté par la Rapporteure Générale Honorable Fatima CAMARA, à travers des réponses fournies par les cadres du ministère de l’Agriculture et de l’Elevage, les recommandations suivantes ont été formulées :

«
accroitre la production des composts à partir des déchets pour améliorer la fertilité des sols de manière durable et augmenter les rendements avec à la clé des produits de bonne qualité ;
renforcer les capacités techniques et humaines du Service National des Sols (SENASOL)
impliquer les compétences nationales (ingénieurs agronomes, pédologues, conseillers agricoles, cartographes, …) dans toutes les phases d’exécution du projet.
mettre en place un système robuste de suivi et d’évaluation pour surveiller l’effectivité des activités, ajuster les stratégies si nécessaires et garantir l’atteinte des objectifs fixés ;
établir des partenariats solides avec des organisations locales et les autorités gouvernementales pour maximiser l’impact du projet et favoriser une meilleure coordination des efforts ;
prendre des dispositions idoines pour assurer une gestion efficace et efficiente des ressources financières du projet ;
respecter le délai d’exécution du projet ;
respecter le contenu local dans l’exécution du projet, en faisant participer le secteur privé guinéen;
payer à temps la contrepartie de l’Etat guinéen ;
respecter les normes environnementales et sociales ;
renforcer les programmes de formation et de sensibilisation pour s’assurer que les agriculteurs comprennent et adoptent les recommandations de gestion des sols ;
consolider les partenariats avec les institutions régionales et locales, pour maximiser l’expertise et l’impact du programme ;
intégrer des stratégies de durabilité pour assurer la continuité des pratiques agricoles améliorées, au-delà de la période d’exécution du projet ;
développer des stratégies de communication claires et accessibles, pour diffuser les résultats du projet aux différents publics concernés ;
impliquer activement les agriculteurs, les communautés locales et les faitières des organisations paysannes dans le processus de sélection et de gestion des subventions, pour assurer une appropriation locale des solutions proposées ;
mettre à la disposition de la représentation nationale, à travers sa « Commission suivi des recommandations », le point d’exécution semestrielle du projet. » a-t-elle conclu.
 

 

Ousmane Baldé, pour lerenifleur224.com