Ousmane Gaoual Diallo sur l’agression des journalistes » Personne de vous, ne peut diffuser une image où vous voyez un de vos confrères brutaliser par la police. »
En marge du traditionnel conseil des ministres tenu ce jeudi 09 octobre 2023, le ministre des Postes, Télécommunication et de l’Économie Numérique, s’est exprimé sur le cas des journalistes brutalisés par les forces de l’ordre lors de l’appel à manifester du Syndicat des Professionnels de la Presse de Guinée, SPPG, pour protester contre la restriction du site guineematin.com.
Ousmane Gaoual Diallo, dément formellement l’information selon laquelle, des journalistes auraient subi des actes d’agression physiques de la part des policiers et gendarmes.
« S’ils avaient utilisé des armes de guerre, on aurait dit quoi ? Ça aurait été violent, ça aurait été agressif. Mais lorsque les gens travaillent dans le cadre, c’est comme si on demandait à un journaliste de ne pas dénoncer des turpitudes doit-il est témoin. Donc c’est très important la manière aussi de traiter l’information. Une intervention policière peut toujours entraîner des petits bobos, ça c’est clair. Ce ne sont pas des gens qu’on a attrapé et puis on s’est mis à les frapper à coups de matraques alors qu’ils étaient isolés, ce n’est pas ça du tout. Donc ce que vous êtes en train de dénoncer là, ce n’est pas ce qui s’est passé. Les gens même en courant peuvent tomber, ça arrive. Ce n’est pas pour autant que vous allez dire qu’ils ont été agressés, violentés. Même il y en a qui ont des bobos, c’est normal, combien d’entre vous pratiquent le sport par jour ? Le simple fait d’être secoué pour 20 mètres, vous tombez. D’ailleurs la manifestation n’était pas autorisée du tout. Dans quel pays au monde l’État peut dire que c’est interdit ? Les journalistes se lèvent et disent qu’ils refusent. Cela ne se fait nulle part. Lorsque l’État interdit, il y a des recours. » soutient le ministre porte-parole du gouvernement avant de poursuivre sa narration.
« Ce traitement d’information était biaisé. Personne de vous, ne peut diffuser une image où vous voyez un de vos confrères brutaliser par la police. C’est clair. Mais le fait de dire qu’ils ont brutalisé les gens, il faut quand même respecter tout le monde. On respecte les médias mais les médias doivent avoir un traitement raisonnable de l’information. » A-t-il laissé entendre.
Cependant, Ousmane Gaoual Diallo, déclare que les coupables de ces agressions, qu’ils soient policiers ou gendarmes, seront poursuivis à condition que les victimes brandissent des preuves.
Bountou Sylla, pour lerenifleur224.com