L’an 2 du CNRD, rénovation de la résidence du PM : Nadia Nahman, exprime sa déception

Après publication d’un courrier du premier ministre, sollicitant auprès du ministre de l’économie et des finances d’une dérogation pour passer un marché gré à gré pour l’obtention d’un logement moderne, adapté au rang d’un premier ministre dont le coût s’élève à 6 107 964 192 GNF, les réactions sur le montant fusent de partout.

Interrogé chez nos confrères de Fim FM ce lundi 4 septembre 2023 dans l’émission mirador, Nadia Nahman, cheffe de cabinet du président de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée, UFDG, estime que le PM est un contre-exemple dans la moralisation de la vie publique.

« Je pense que le premier ministre nous a donné un contre-exemple parfait en matière de moralisation de la vie publique. C’est d’ailleurs pour ça que ça a provoqué un nombre de chocs terribles dans l’opinion, peu importe la séance de rattrapage laborieuse que j’ai suivie ce matin, des questions s’imposent. Est-ce que la rénovation de son logement pour une demeure digne d’un PM, est une dépense prioritaire de l’État ? Qu’on nous le dise. Plus de 6 milliards de GNF pour faire plaisir au premier ministre, alors que le budget pour la sortie de la transition est loin d’être bouclé. » A-t-elle déploré.

En ce qui concerne les infrastructures, la cheffe de cabinet du président Cellou Dalein Diallo, souligne que La gestion du CNRD risque de laisser une grosse ardoise de dettes intérieures au président qui sera élu. 

« Tout le monde est unanime que la Guinée a plus que besoin d’investissements importants, notamment dans les infrastructures. Mais à quel prix ? La gestion du CNRD risque de laisser une grosse ardoise de dettes intérieures au président qui sera élu, et cela constituera un frein. Le gouvernement, qu’est-ce qu’il fait, engage des travaux sans avoir les ressources nécessaires, alors que les ressources internes ne suffisent pas, le contexte politique, la difficulté de mobiliser les fonds importants à l’extérieur. La conséquence sera de lancer des chantiers sur la base des marchés de gré à gré surfacturés ont-ils ne pourront pas payer. Résultat, le lourd passif sera laissé au gouvernement suivant. C’est aussi ça la réalité de ses chantiers. » Conclut Nadia Nahman.

Ousmane Baldé, pour lerenifleur224.com